A la vie, à la mort

Quand les choses se corsaient, il n’y avait plus personne.

Nous avant tout le reste : ce pourrait être la devise de cinq amies d’enfance, réunies pour quelques jours dans la maison de la forte tête du groupe, Anna, qui est gravement malade. L’occasion de se remémorer tout ce qu’elles ont traversé, des premières amours aux séparations, des quatre cents coups de l’adolescence jusqu’aux femmes qu’elles sont devenues – la vie et son cortège de drames et de joies. Le temps a passé mais leur amitié a survécu à tout et est plus vivante que jamais (quatrième de couverture).

Des chapitres particulièrement brefs (c’en est parfois déroutant) et autant de petits récits – souvenirs ou moments présents – qui évoquent les liens indéfectibles d’une bande d’amies depuis toujours. Si elles sont aujourd’hui réunies c’est pour entourer de leur présence et de leurs soins attentifs l’une d’entre elles, en phase terminale d’un cancer. En résulte un tableau spontané et franc de l’amitié avec un grand A, entre fidélité et petites mesquineries, grandes jalousies et discrètes effusions. Sincère, touchant, prenant, féminin, universel, même si le lecteur se sent parfois tenu à distance de cette sororité souvent exclusive, tant elle est absolue.

Victoria Redel, Nous avant tout le reste, J’ai lu, 2019, ♥♥♥♥
Lecture en partenariat avec les éditions J’ai lu.

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