Robinson de jardin

Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu’elle meurt accidentellement, le monde de son compagnon s’effondre. Pour maintenir vivant le souvenir de la femme qu’il a passionnément aimée, Martin, qui n’ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était terra incognita, se met à dévorer des romans et à bichonner les fleurs. C’est ainsi qu’il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché et qui lui permettra de surmonter son deuil d’une manière inattendue (quatrième de couverture).

Dans la vie de Gabrielle, il y avait Martin, ses parents, ses élèves, sa bibliothèque, son jardin et ses amis des deux genres. Dans celle de Martin, il y avait Gabrielle.

Martin sombre dans une douce folie, peuplée de fleurs et de lectures, alors qu’il pense cultiver ainsi le souvenir de l’être disparu qu’il aimait plus que tout. Un érémitisme esthétique fatalement destructeur, décrit avec subtilité et poésie, même si l’on peut regretter la tendance de l’auteur à verser dans le morceau de bravoure. Le lecteur y perd progressivement patience, noyé dans les circonvolutions et finalement perplexe face au naufrage prévisible et emphatique.
Reste la conclusion de l’ouvrage, joliment porteuse d’espoir et de renouveau, mais qui n’a pas suffit à me faire oublier certaines longueurs.

Stéphane Jougla, Gabrielle ou le jardin retrouvé, J’ai lu, 2019, ♥♥♥
Lecture en partenariat

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