LE GRENIER DU BLOG #3

Un rendez-vous que je compte renouveler à l’occasion et qui consistera à extraire de mes archives quelques billets d’il y a une dizaine d’années. Des tags, des chroniques, des bribes remontant à mes débuts dans la blogosphère et dont je ne changerai pas un mot. Un brin de nostalgie et des bons souvenirs à la pelle…


Le 13 février 2010, je ne savais pas encore que je deviendrais une grande lectrice de polars et thrillers et que je porterai un regard neuf et enthousiaste sur ce même roman quelques années plus tard !


Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences.

Il n’est pas dans mes habitudes d’abandonner une lecture quand  un éditeur a eu l’amabilité de m’offrir un ouvrage. J’essaie toujours de faire preuve de persévérance, mais là, je n’y parviens vraiment pas et laisse, non sans regret, cette lecture en suspens, après 300 pages… 
Ce livre a été très bien reçu dans la blogosphère (cf. les critiques d’Amanda, de Stephie, de Madame Charlotte…) et j’ai l’impression d’être “passée à côté”. Je résumerai donc en quelques mots seulement ce qui m’a déplu, puisqu’il ne s’agit pas pour moi de déprécier ce livre, mais simplement d’expliquer ce qui m’a conduite à cet abandon. 

Avec Les Lieux sombres, je voulais surtout me confronter à un genre que je ne connaissais pas, le thriller, dont on m’avait vanté le côté captivant et haletant. Malheureusement, l’histoire de Libby Day, bien que tragique, n’a pas eu cet effet sur moi et j’ai finalement interrompu ma lecture sans éprouver le regret de ne pas en connaître le dénouement. Pourtant, je reconnais à ce roman une construction habile – des chapitres brefs, des narrateurs multiples, des flashbacks – qui aurait pu porter ses fruits. Mon absence de sympathie pour le personnage principal est probablement une des raisons de ma tiédeur pour ce thriller. Je n’ai pas réussi à éprouver de compassion pour Libby, tant elle m’a semblé froide, calculatrice et intéressée. J’ai également eu du mal à adhérer à certains éléments de l’intrigue, qui m’ont paru très artificiels (notamment l’association qui pousse Libby à connaître la vérité) ou (inutilement) vils. 
Plus encore que le fond, je pense toutefois que ce qui a finalement eu raison de ma persévérance, c’est le style du roman : j’ai été lassée par sa crudité et sa vulgarité qui, à mon sens, n’apportent rien ni à l’écriture de  Gilian Flynn, ni à l’intrigue.

Une petite déconvenue qui me laisse toutefois l’envie de mieux connaître ce genre…

Gilian Flynn, Les lieux sombres, Sonatine, 2010.

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