Vite dit #2

La preuve (Véronique !) qu’un pari peut aboutir à une bonne surprise…

Alain-Fabien Delon signe un roman d’apprentissage thérapeutique qui flirte avec l’autobiographie. Toute ressemblance avec des personnes existantes n’est donc absolument pas fortuite. Pour autant, l’essentiel est ailleurs : dans un récit sincère et constructif, au style vif et fiévreux, sur le détachement affectif. Comment tuer le père, sans lui faire trop de mal ? Pour Alain-Fabien, ce sera à coups de plume.

Percutant. Bravache. Franc.

Alain-Fabien Delon, De la Race des Seigneurs, Stock, 2019, ♥♥♥♥

Robinson de jardin

Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu’elle meurt accidentellement, le monde de son compagnon s’effondre. Pour maintenir vivant le souvenir de la femme qu’il a passionnément aimée, Martin, qui n’ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était terra incognita, se met à dévorer des romans et à bichonner les fleurs. C’est ainsi qu’il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché et qui lui permettra de surmonter son deuil d’une manière inattendue (quatrième de couverture).

Dans la vie de Gabrielle, il y avait Martin, ses parents, ses élèves, sa bibliothèque, son jardin et ses amis des deux genres. Dans celle de Martin, il y avait Gabrielle.

Martin sombre dans une douce folie, peuplée de fleurs et de lectures, alors qu’il pense cultiver ainsi le souvenir de l’être disparu qu’il aimait plus que tout. Un érémitisme esthétique fatalement destructeur, décrit avec subtilité et poésie, même si l’on peut regretter la tendance de l’auteur à verser dans le morceau de bravoure. Le lecteur y perd progressivement patience, noyé dans les circonvolutions et finalement perplexe face au naufrage prévisible et emphatique.
Reste la conclusion de l’ouvrage, joliment porteuse d’espoir et de renouveau, mais qui n’a pas suffit à me faire oublier certaines longueurs.

Stéphane Jougla, Gabrielle ou le jardin retrouvé, J’ai lu, 2019, ♥♥♥
Lecture en partenariat

Premières lignes #2

Séduite par le rendez-vous hebdomadaire initié par Ma Lecturothèque, je vous livre, chaque semaine, les premières lignes de l’ouvrage dans lequel je suis plongée…

« C’était douze ans avant la guerre. L’aube ne perçait pas encore. Une berline filait de toute la vitesse des chevaux sur la route qui longe le fleuve Ashley, dans les Basses Terres de Caroline-du-Sud. Les lanternes transperçaient à peine la nuit noire. Le brouillard, tourbillonnant à travers les vitre ouvertes, mouillait le visage et les mains des passagers
– Quel caractère de cochon, mon pauvre Rhett Butler ! râle John Haynes en s’affaissant sur son siège.
– Si tu le dis, John, répliqua Butler en déverrouillant la capote. On approche ? Pas question de faire attendre ces messieurs?
– On descend le chemin principal, master Rhett !
Hercule conduisait. Hercule était l’entraîneur des chevaux de course du père de Rhett – Langston Butler – et le serviteur le plus haut placé dans la hiérarchie des esclaves de la plantation de Broughton ; il avait tenu à conduire les deux jeunes gens ».

Donald McCaig, Le Clan Rhett Butler. Après Autant en Emporte le vent, Le Grand Livre du Mois (Oh! Editions), 2007.

Vite dit #1


Quelques longueurs mises à part, j’ai réellement pris plaisir à descendre dans les profondeurs de Silo. Une première immersion réussie pour moi dans la S.F. même si j’ai eu parfois quelques difficultés à me représenter (mentalement) un univers qui souvent m’échappait, malgré la précision et le réalisme des descriptions.

Inventif. Préoccupant. Harassant.

Hugh Howey, Silo, Actes sud, 2012, ♥♥♥♥

Premières lignes #1

Séduite par le rendez-vous hebdomadaire initié par Ma Lecturothèque, je vous livre, chaque semaine, les premières lignes de l’ouvrage dans lequel je suis plongée…

« Les enfants jouaient pendant qu’Holston montait vers sa mort ; il les entendait crier comme seuls crient les enfants heureux. Alors que leurs courses folles tonnaient au-dessus de lui, Holston prenait son temps, et chacun de ses pas se faisait pesant, méthodique, tandis qu’il tournait dans le colimaçon, ses vieilles bottes sonnant contre les marches.
Les marches, comme les bottes de son père, présentaient des signes d’usure. La peinture n’y tenait que par maigres écailles, surtout dans les coins et sur l’envers, où elle était hors d’atteinte. Le va-et-vient ailleurs dans l’escalier faisait frémir de petits nuages de poussière. Holston sentait les vibrations dans la rampe luisante, polie jusqu’au métal. Ça l’avait toujours ébahi : comment des siècles de paumes nues et de semelles traînantes pouvaient éroder l’acier massif. Une molécule après l’autre, supposait-il. Peut-être que chaque vie en effaçait une couche pendant que le silo, lui, effaçait cette vie […] ».

Hugh Howey, Silo, Actes sud, 2013.

Mon autre

Pour Alice, l’occasion fait le larron et c’est sans scrupule aucun qu’elle usurpe l’identité de sa sœur jumelle, décédée accidentellement sous ses yeux. Son but : profiter de la vie oisive et privilégiée qui était celle de Célia. Néanmoins, aux prises avec l’époux de cette dernière – archétype du pervers narcissique – et d’une belle-mère des plus caricaturales, elle a tôt fait de déchanter. Alors que le Pays des Merveilles convoité se délite, Alice prise dans un engrenage qui la dépasse, ne sait pas comment retraverser le miroir…

Je suis toi, tu es moi.

Un page-turner efficace qui, sans être inoubliable, laissera une impression plutôt favorable au lecteur, notamment de thrillers domestiques.
Si les ficelles sont un peu grosses, les astuces d’écriture (Alice miroir de Célia) et autres références littéraires (Lewis Carroll) liées à la gémellité faciles – pour ne pas dire éculées -, on se prend néanmoins au jeu pervers du personnage principal. Avant de se délecter du retournement de situation qui fait passer Alice de bourreau à victime… jusqu’à une issue inattendue et tout aussi retorse.

Edmonde Permingeat, Sans mon ombre, éditions L’Archipel, 2019, ♥♥♥
Lecture en partenariat

Wish upon a star

Les lumières dangereuses d’Hollywood. 1938. Julie Crawford n’a qu’une idée en tête : devenir scénariste. Aussi quitte-t-elle sa ville natale de l’Indiana pour gagner Hollywood. Sur place, ses illusions se heurtent à la réalité des studios : réalisateurs irascibles, vedettes capricieuses… Par chance, la jeune femme croise la route d’une star : Carole Lombard, dont la liaison avec Clark Gable défraie la chronique.Devenue l’assistante de Carole, Julie est aux premières loges de ce scandale qui pourrait nuire au film à succès que promet d’être Autant en emporte le vent, en cours de tournage.
Prise dans un tourbillon qui la dépasse, Julie réussira-t-elle à prendre son envol, ou verra-t-elle ses espoirs balayés par la prestigieuse usine à rêves ?

Je suis ici pour participer au tournage d’Autant en emporte le vent, un film qui n’existe pas encore, un monstre de désorganisation dont le scénario n’est toujours pas terminé, au point que nombreux sont ceux qui lui attribuent déjà le titre du plus terrible désastre de l’histoire du cinéma mondial.

Un excellent roman d’apprentissage, un brin sentimental, qui vaut aussi et surtout pour sa merveilleuse toile de fond. Entre fiction et réalisme, l’intrigue plonge le lecteur dans le tournage du film culte de la fin des années 30, l’entraîne dans les coulisses de sa fabrication, l’invite à côtoyer les célébrités qui en ont fait un chef-d’oeuvre. Vivien Leight, mutine à souhait, Clark Gable, aussi séduisant et admirable à la vie qu’à la scène, mais aussi Carole Lombard, actrice renommée au destin tragique et compagne de ce dernier. Elle y incarne la femme moderne, épouse au caractère bien trempé, amie idéale et mentor avisé pour la jeune et candide Julie Crawford, projetée dans un monde qui l’attire autant qu’il la dépasse et dans une histoire amoureuse endiablée.
Passionné et passionnant, Si près des étoiles s’avère un hommage d’une belle tournure et d’une bonne qualité, que je recommande vivement aux amoureux de ce film incontournable du cinéma hollywoodien.

Kate Alcott, Si près des étoiles, éditions L’Archipel, 2019, ♥♥♥♥♥
Lecture en partenariat

Pour le pire…

Amandine attend avec impatience son enterrement de vie de jeune fille, qui s’annonce sous les meilleurs auspices : une organisation au cordeau grâce à Justine, gérante d’une agence d’événementiel et témoin de la mariée ; un décor idéal, les calanques de Cassis ; quatre demoiselles d’honneur triées sur le volet dont Charlotte, la meilleure amie d’Amandine, enceinte jusqu’aux yeux. Pourtant, la future mariée va vite déchanter. L’EVJF tant attendu vire au cauchemar : entre coups bas et règlements de comptes, mensonges et jalousies, les masques tombent et Amandine vacille. Mais n’est-ce pas dans l’adversité qu’on reconnaît les siens ? (quatrième de couverture).

– T’es une vraie garce, tu sais. Et toi une sainte, c’est clair.

EVJF est un roman à classer en chick lit et, en tant que tel, force est de constater qu’il tient toutes ses promesses. Léger, divertissant, amusant et lu en quelques heures, conséquence d’une écriture fluide où les dialogues prédominent. Les lectrices avides d’histoires de filles, sur fond de mariage, et autres (petites) cruautés entre copines se délecteront donc. Les autres passeront leur tour, découragées par le manque d’originalité et la superficialité du propos…

Liz Blackrock, EVJF, J’ai lu, 2019, ♥♥♥
Lecture en partenariat avec les éditions J’ai lu.

A la vie, à la mort

Quand les choses se corsaient, il n’y avait plus personne.

Nous avant tout le reste : ce pourrait être la devise de cinq amies d’enfance, réunies pour quelques jours dans la maison de la forte tête du groupe, Anna, qui est gravement malade. L’occasion de se remémorer tout ce qu’elles ont traversé, des premières amours aux séparations, des quatre cents coups de l’adolescence jusqu’aux femmes qu’elles sont devenues – la vie et son cortège de drames et de joies. Le temps a passé mais leur amitié a survécu à tout et est plus vivante que jamais (quatrième de couverture).

Des chapitres particulièrement brefs (c’en est parfois déroutant) et autant de petits récits – souvenirs ou moments présents – qui évoquent les liens indéfectibles d’une bande d’amies depuis toujours. Si elles sont aujourd’hui réunies c’est pour entourer de leur présence et de leurs soins attentifs l’une d’entre elles, en phase terminale d’un cancer. En résulte un tableau spontané et franc de l’amitié avec un grand A, entre fidélité et petites mesquineries, grandes jalousies et discrètes effusions. Sincère, touchant, prenant, féminin, universel, même si le lecteur se sent parfois tenu à distance de cette sororité souvent exclusive, tant elle est absolue.

Victoria Redel, Nous avant tout le reste, J’ai lu, 2019, ♥♥♥♥
Lecture en partenariat avec les éditions J’ai lu.

Naufragées

Le 10 Avril 1912 : le majestueux paquebot Titanic quitte le port de Southampton. Destination : New York. A son bord, May Smith, passagère de 3e classe, son mari et leur bébé. Comme beaucoup d’autres, le couple part tenter sa chance en Amérique. Parmi les voyageurs de 1re classe, Celeste Parkes rentre chez elle en Ohio, le cœur serré. La jeune femme n’a osé avouer à personne la vérité sur l’homme qu’elle a épousé… Mais le naufrage du Titanic va tout changer. Rescapées, May et Celeste vont se retrouver liées à jamais. Après avoir survécu à l’horreur, comment Céleste réussira-t-elle à prendre son destin en main? Quant à May, la décision qu’elle a prise en secret cette nuit-là bouleversera sa vie et celle des générations à venir… (quatrième de couverture).

May ne lui avait livré que des fragments de vérité, pas toute l’histoire. Elle devait garder son affreux secret enfoui en elle pendant le reste de sa vie : c’était le prix à payer pour son crime.

Une belle saga avec pour toile de fond le naufrage du Titanic. C’est le seul bémol de cette lecture : pour moi qui pensais lire un ouvrage sur la vie menée sur le paquebot, il coule dès les premières pages ! Pour autant, je n’ai pas boudé mon plaisir à parcourir ce récit historique qui déroule son secret en une intrigue prenante et donne la part belle à la maternité, aux liens familiaux et à la force du destin. Il me reste donc à remercier sincèrement Lorena de me l’avoir fait découvrir.

Leah Fleming, L’Enfant du Titanic, Belfond (France Loisirs), 2012, ♥♥♥♥

Adieu Kid Atlaas

Devoir à présent vieillir avec cette absence, avec cette éternelle jeunesse éternellement arrachée. C’est le travail qui reste à accomplir.

«Après coup, on ne peut pas s’empêcher de revenir sur les jours d’avant, comme pour prendre la mesure de son aveuglement d’alors. On se regarde ne pas savoir, on se regarde vivre alors que cela n’est pas encore arrivé, on s’étonne de ce fragile bonheur. Et ce sont tous les moments de la vie, toutes les joies et les souvenirs du passé que vient rétrospectivement infecter de son venin le jour où l’on a su. Ta photographie d’enfant joyeux est celle, à jamais, d’un enfant qui va bientôt mourir.»
Gabriel, dit «Gazou», était l’un des fils de Pierre Jourde. Il est mort à vingt ans de son combat perdu contre la maladie. Sa figure radieuse et pleine de joie hante le récit de la dernière année de sa vie. Un texte poignant sur le deuil et l’amour paternel.

Winter is coming. L’hommage bouleversant que Pierre Jourde rend à son fils Gabriel, emporté par un cancer foudroyant, alors qu’il n’avait pas 20 ans. Une prose sobre, acérée, honnête – à l’image de l’auteur – qui tente malgré tout de mettre des mots sur l’indicible. Et aussi la souffrance, les espoirs perdus, l’incompréhension, l’injustice, les regrets, la peur, le deuil, le manque… Un cri de rage, un cri d’impuissance, un cri d’amour incommensurable. 
Merci aux éditions Folio pour leurs fidèles envois et celui-ci tout particulièrement.

Pierre Jourde, Winter is coming, Folio, 2018, ♥♥♥♥♥

Winter is coming, qui donne son titre au roman, fait référence à l’un des titres qu’avait composés Gabriel Jourde.

Bouc émissaire

Alors, à quoi bon courir après une balle pour l’attraper, faire un puzzle, découper des cartons et les colorier pour fabriquer des masques quand la vraie vie attend, tapie dans l’ombre, de pouvoir briser votre cœur ?

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorables, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants (quatrième de couverture).

C’est avec un brin de perplexité que j’ai refermé le dernier roman de Claire Favan et n’eussent été la maison – Robert Laffont : La Bête Noire – qui a édité son ouvrage, le titre et la charte graphique, j’aurais pensé qu’il avait été rangé par erreur dans le rayon polar/thriller de la médiathèque. En bref, c’est bien trop prévisible et ronronnant pour un auteur qui nous a habitués à un style percutant, une analyse distanciée et souvent glaçante, à des thrillers psychologiques complexes, fouillés, captivants et dérangeants. J’ai attendu, tout au long de ma lecture, que l’ouvrage démarre, rebondisse, pénètre les chemins sinueux de l’esprit des protagonistes. Pourtant, la figure du bouc émissaire, qui est le fil conducteur du récit, aurait mérité un meilleur (pire ?) traitement. Un ouvrage qui a néanmoins le mérite d’étudier un sujet de société sérieux et qui conviendra (mieux) à un lectorat enclin à des thrillers moins éprouvants, plus éthérés

Claire Favan, Inexorable, Robert Laffont, 2018, ♥♥♥

Appel à l’aide

Au lieu de vous parler, comme à mon habitude, de livres et de culture, je tenais exceptionnellement à partager ici et avec vous une cause qui me tient à cœur. Il y a quelques jours mon collègue et grand ami, ainsi que son épouse et leurs deux enfants ont tout perdu dans l’incendie de leur foyer. Une maison que le couple venait tout juste d’acquérir.
Leur apporter un petit soutien, même minime, sera l’occasion de les aider à recommencer une nouvelle vie avec un peu de sérénité, mais surtout de leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls dans cette épreuve.
Je laisse ici les liens correspondant notamment aux cagnottes que leurs collègues, amis et proches ont créées pour eux. D’avance merci.

Cagnotte Leetchi  
Pot commun en ligne
Page Facebook dédiée

R.I.P

Tu es la seule personne au monde qui prendra soin de toi. Plus vite tu le comprendras, mieux tu te porteras.

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables (quatrième de couverture)

A l’image d’Amélia, Kimberly McCreight nous propose avec Là où elle repose un thriller résolument moderne et efficace.
Côté style, on y retrouve l’alternance des points de vue (quatre voix féminines), le mélange des supports (des articles de presse en ligne et leurs commentaires, des extraits de journaux intimes…), de nombreux flashbacks, avec pour effet un texte dynamique, intéressant à lire et captivant. Côté intrigue, l’auteur s’est (encore) amélioré : l’histoire et la psychologie des personnages se sont étoffées. Molly n’est pas seulement une femme blessée, c’est une journaliste dont les investigations mènent à la résolution de plusieurs crimes. Le récit, plus dense, plus complexe se ramifie avec intelligence pour aborder des thématiques multiples telles que la maternité, le deuil, l’éducation, l’adolescence, le viol et la trahison. Le tout édifiant un portrait au vitriol de la bourgeoisie américaine, du monde universitaire, de la vie de couple, vérolés par le mensonge et les non-dits.

Kimberly McCreight, Là où elle repose, Cherche-midi, 2016, ♥♥♥♥