Miscellanées #6

Voilà plusieurs semaines que je me suis fait rare sur la blogosphère et que je n’ai ni publié mes chroniques, ni honoré mes rendez-vous sur ces pages. L’occasion pour moi de présenter mes excuses – aux maisons d’éditions notamment – en espérant qu’on me pardonnera ce retard imprévu et mes quelques désistements. J’ai eu des mauvaises nouvelles de ma santé – pour la plupart de fausses alertes – et entre les examens médicaux en série et un moral en dents de scie, j’ai délaissé lectures et réseaux sociaux. Je reviens en meilleure forme – même s’il reste quelques interrogations – et plus que jamais motivée sur la toile !

Résolutions…

Pour autant, j’ai décidé, à l’aube de 2019 et en cette période propice aux résolutions, d’envisager un peu différemment mon activité sur ce blog et, plus globalement, sur les réseaux sociaux. Ce billet sera donc l’occasion pour moi de faire à la fois un petit bilan et de lister mes projets et envies… Toutefois, avant cela, l’envie de partager avec vous…

Une grande nouvelle !

Je m’étais résolue, malgré mes longues études en littérature, à ne jamais pouvoir exercer une profession en relation avec mon parcours scolaire et ma passion. Contre toute attente, je rejoindrai dans quelques jours la médiathèque de ma ville et m’épanouirai dans non pas un, mais deux de mes domaines de prédilection, puisque j’y serai référente numérique et informatique. Inespéré et tellement réjouissant !

Réseaux sociaux

Mais revenons à ce blog et aux autres espaces d’expression de la toile.
Et pour commencer, Instagram, réseau sur lequel je me ferai moins loquace. Bien que captivant, c’est un endroit où j’ai du mal à trouver mes repères. Si j’aime y partager mes photos, je me sens contrainte par le peu de possibilités en matière de mise en page rédactionnelle. De même, j’ai parfois le sentiment de perdre beaucoup de temps à mettre mes livres en situation. Non pas que l’exercice me déplaise, mais c’est beaucoup d’efforts, autant de temps de perdu pour le blog et ce, pour des interactions limitées pour ne pas dire inexistantes.

Même constat pour Facebook et Twitter et même décision. Je n’abandonne rien, mais mes publications seront plus spontanées et mutualisées/réparties entre ces différents réseaux, selon l’envie.

Blogs

Résolution principale : accorder plus de temps à mes deux blogs. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’aimerais vraiment poursuivre mon projet de « bibliothérapie » , à petites doses plus régulières !
Quand à Figures de style, j’espère y rédiger toujours et davantage de chroniques, peut-être sous des formes diverses. J’inaugurerai notamment sous peu des brèves de lecture… à suivre !
surtout, prendre le temps de vous rendre visite, d’échanger avec vous, d’organiser des swaps, de privilégier la qualité à la quantité. Je regrette parfois la blogosphère d’autrefois, celle où les commentaires foisonnaient, celle où on l’on ne se contentait pas de « liker ».  Lire, écrire, vous lire et partager, voilà mon vœu pour 2019.

Challenges et rendez-vous

Là encore, retour à l’essentiel ! Moins de dispersions !

Je participe !

J’abandonne…

  • Le rendez-vous livresque du mardi
  • C’est lundi que lisez-vous ? (même si je continuerai à partager mes lectures en cours et à venir). Merci à Galléane de l’avoir organisé avec soin pendant de longues années !
  • 1, 2, 3 coup de  

Ceci étant dit…

Je vous remercie sincèrement pour votre fidélité (malgré mes absences), votre gentillesse et de faire de cet endroit un lieu d’une grande richesse et d’une belle amitié virtuelle. Il me reste désormais à vous souhaiter une heureuse année 2019, sereine et riche de découvertes livresques et culturelles !

Bilan octobre 2018

Un petit mois de lecture, mais uniquement des bons crus !

♥♥♥♥

  • Mick Kitson, Manuel de survie à l’usage des jeunes filles, Métailié, 2018 (chronique)
  • Kamome Shirahama, L’Atelier des Sorciers, tome 1Pika Edition, 2018, (quatrième)

♥♥♥♥

  • James Barnaby, À Fleur de peau, Editions de Borée (Marge noire), 2018 (chronique)
  • Janine Boissard, Les Quatre Filles du docteur Moreau, Fayard, 2018, (chronique)
  • Geneviève Guilbault, Textos et cie, Kennes éditions, 2018 (chronique)
  • Kristian Higgins, Maintenant que tu le disHarper Collins, 2018,  (chronique)

En famille

Les beignets devraient représenter le signe universel du bonheur.
On pourrait gagner des guerres avec des beignets.

Elle qui croyait être accueillie à bras ouverts… Quand Nora Stuart, jeune gastroentérologue, se fait renverser par une camionnette d’extermination des nuisibles, elle y voit comme un signe. Ajoutez à cela une séance aux urgences durant laquelle son petit ami flirte ouvertement avec une autre, et c’est la goutte d’eau.
Ressentant un besoin urgent de soutien, Nora saute le pas et décide de revenir à Scupper Island, son île natale qu’elle avait soigneusement évitée depuis 15 ans. Si elle espérait que les habitants de l’île lui auraient pardonné tout ce qu’ils lui reprochaient au lycée, c’est raté.
L’accueil de sa mère et de sa nièce est tout aussi froid. Mais c’était sans compter sur l’optimisme et la détermination sans faille de Nora, prête à tout pour ressouder sa famille et passer un bon été sur cette île qui n’oublie jamais rien (quatrième de couverture).

Higginsmaintenantdis_250Bien m’en a pris lorsque j’ai sélectionné un peu par hasard ce roman sur Netgalley, à la recherche d’une histoire distrayante et attirée par le résumé de l’éditeur. Nora, jeune gastroentérologue, retourne sur son île natale après avoir été renversée par une camionnette. L’occasion pour elle de faire le point sur sa vie amoureuse et surtout de renouer avec ses origines. Non sans mal ! Entre un compagnon volage, menteur mais crampon, une mère des plus distantes, un père envolé, une sœur en prison, une nièce adolescente en pleine rébellion et la rancœur tenace des villageois qui ne lui pardonnent pas sa réussite, Nora, admirable de ténacité, n’a pas vraiment le temps de s’apitoyer sur son sort. Au fil des pages, c’est non seulement l’histoire de la jeune femme, mais aussi celle d’une famille déchirée qui se dessine. Le propos du roman est sérieux : il est question d’agression, de bipolarité, de différence, de secrets familiaux, d’amertume, d’injustice, mais aussi d’amitié, d’amour, d’espoir et de reconstruction. Le tout en un style enlevé, non dénué d’humour, qui allège un peu la gravité des thèmes évoqués. Je recommande vivement.

Kristian Higgins, Maintenant que tu le dis, Harper Collins, 2018,  ♥♥♥♥

Profil PoudlardChallenge HP – Deuxième année – Feinte de Wronski (quidditch)
un livre avec une flèche sur la couverture

C’est lundi, que lisez-vous ? #36

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

BrassetjulietteNY_250Juliette à New York
Rose-Line Brasset
Kennes, 2018

Juliette à New York. En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves ! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveaux amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle !

Que suis-je en train de lire ?

Higginsmaintenantdis_250

Maintenant que tu le dis
Kristian Higgins
Harper Collins, 2018

Elle qui croyait être accueillie à bras ouverts…
Quand Nora Stuart, jeune gastroentérologue, se fait renverser par une camionnette d’extermination des nuisibles, elle y voit comme un signe. Ajoutez à cela une séance aux urgences durant laquelle son petit ami flirte ouvertement avec une autre, et c’est la goutte d’eau.
Ressentant un besoin urgent de soutien, Nora saute le pas et décide de revenir à Scupper Island, son île natale qu’elle avait soigneusement évitée depuis 15 ans. Si elle espérait que les habitants de l’île lui auraient pardonné tout ce qu’ils lui reprochaient au lycée, c’est raté.
L’accueil de sa mère et de sa nièce est tout aussi froid. Mais c’était sans compter sur l’optimisme et la détermination sans faille de Nora, prête à tout pour ressouder sa famille et passer un bon été sur cette île qui n’oublie jamais rien.

Que vais-je lire ensuite ?

Rihoitausten_250

Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

C’est lundi, que lisez-vous ? #35

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

cover149098-mediumLes Quatre Filles du docteur Moreau
Janine Boissard
Fayard, 2018

Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin  ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs  ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avent tout on s’y sent bien.
Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre.

Et aussi…

Barnabyfleurpeau_250À Fleur de peau
James Barnaby
Marge noire, 2018

Brillante étudiante à l’Université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de « fugues temporelles » depuis ses 11 ans, année où elle a été enlevée, dans des circonstances mystérieuses qui n’ont jamais été élucidées. En vacances dans le chalet familial au bord du lac Mendota, la jeune fille est seule avec son beau-père Richard, sa mère ayant dû se rendre en urgence à Chicago pour son travail. En pleine nuit, elle se réveille les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Elle n’est plus dans sa chambre mais dans celle de ses parents. Richard gît à ses côtés, égorgé… Arrêtée, Jane est déférée devant la Cour criminelle. Elle le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l’affaire est claire : Jane a commis ce crime odieux dans une crise de folie. Ce n’est pourtant pas l’avis de Joseph Sleuth, l’agent local du FBI, qui penche plutôt pour un assassinat politique maquillé en crime de famille. Écologiste militant, Richard, en campagne électorale pour le poste de sénateur, avait en effet de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, lobby puissant et influent, où le père de Jane est courtier… Libérée sous caution et placée en observation dans un hôpital psychiatrique sur décision du juge, Jane est prise en charge par un spécialiste de l’hypnose. Au fil des séances qui la replongent dans son passé, elle retrouve la mémoire. L’étau se resserre…

Que suis-je en train de lire ?

Higginsmaintenantdis_250

Maintenant que tu le dis
Kristian Higgins
Harper Collins, 2018

Elle qui croyait être accueillie à bras ouverts…
Quand Nora Stuart, jeune gastroentérologue, se fait renverser par une camionnette d’extermination des nuisibles, elle y voit comme un signe. Ajoutez à cela une séance aux urgences durant laquelle son petit ami flirte ouvertement avec une autre, et c’est la goutte d’eau.
Ressentant un besoin urgent de soutien, Nora saute le pas et décide de revenir à Scupper Island, son île natale qu’elle avait soigneusement évitée depuis 15 ans. Si elle espérait que les habitants de l’île lui auraient pardonné tout ce qu’ils lui reprochaient au lycée, c’est raté.
L’accueil de sa mère et de sa nièce est tout aussi froid. Mais c’était sans compter sur l’optimisme et la détermination sans faille de Nora, prête à tout pour ressouder sa famille et passer un bon été sur cette île qui n’oublie jamais rien.

Que vais-je lire ensuite ?

BrassetjulietteNY_250Juliette à New York
Rose-Line Brasset
Kennes, 2018

Juliette à New York. En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves ! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveaux amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle !

Miscellanées #5

Bilan août 2018

graph-1019845_640Un bilan mitigé pour ce mois d’août. Pas tant au niveau des lectures, que des chroniques. J’accuse un retard phénoménal, la faute à cette canicule qui m’a enlevé tout plaisir de me mettre devant l’ordinateur et m’a aussi éloignée de vos blogs, j’en suis désolée. Bref, je m’y atèle tout doucement et je pense que quelques billets synthétiques s’imposeront… A suivre…

♥♥♥♥♥

  • Mélissa Castrillon, Les Animaux globe-trotteursMilan, 2018 (chronique)
  • Julian Fellowes, Snobs, 10/18, 2018 (quatrième)
  • Marie Sizun, La Gouvernante suédoiseFolio Gallimard, 2018 (chronique)

♥♥♥♥

  • Anne Brontë, La Dame du manoir de Wildfell Hall, Archipoche, 2012 (quatrième)
  • Felicity Everett, Les Voisins du 9, HarperCollins, 2018 (quatrième)
  • Nathalie Jomard, Chat-Bouboule, Métailié, 2018 (chronique)
  • Lilja Sigurdardottír, Le Filet, Métailié, 2018 (chronique)

♥♥♥

  • Jérôme Chantreau, Les Enfants de ma mère, Les Escales, 2018 (chronique)Question
  • Laurence Peyrin, L’Aile des viergesCalmann-Lévy, 2018 (chronique)

Et vous, qu’avez-vous lu en ce second mois de vacances estivales (n’hésitez pas à mettre vos bilans en lien dans les commentaires) ? Comment s’annonce votre rentrée littéraire ?

Collibris

Appli

Je teste tardivement mais sûrement cette application/ce site qui va peut-être m’aider à (re)constituer enfin ma (mes ?) PAL (qui se confond totalement avec mes bibliothèques) et à rédiger une wishlist digne de ce nom ! Je suis complètement séduite par l’ergonomie et l’esthétique du logiciel et amoureuse du scanner de codes-barres, malheureusement rien n’est exportable a priori ! Y a t-il des utilisateurs de Collibris ? Quel est votre pseudonyme ?

PAL principale

Ma PAL comporte à ce jour pas loin d’une centaine de titres que j’ai hâte de lire (c’est – beaucoup trop – je vous l’accorde). J’ai également créé une PAL principale qui contient mes services de presse, ayant à cœur de respecter au mieux les délais souhaités par les maisons d’édition. A ce titre, un petit aperçu de mes dernières réceptions. Je remercie les éditions J’ai luStockMétailiéKennesAudiolib et à Netgalley Poids des livres

Challenges et rendez-vous

Je participe !

Puzzle

J’abandonne…

… le Challenge Mystère de Frogzine. Bien que passionnant et ludique, j’ai trop de mal à en suivre les contraintes.

J’espère…

… être bientôt inscrite au Challenge Harry Potter dont j’ai découvert, à mon grand regret, trop tardivement le principe grâce à Petit pingouin vert. Je ne décroise plus les doigts !

Sorcier

Ceci étant dit…

… je vous souhaite une belle rentrée et un mois de septembre riche de lectures et de découvertes. Au plaisir de vous lire et de partager avec vous !Lecteurs

 

C’est lundi, que lisez-vous ? #26

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Sizungouvernante_250La Gouvernante suédoise
Marie Sizun
Folio, 2018

«Dans le grand salon, ce matin baigné de soleil, ils sont là tous les trois, Léonard Sèzeneau, sa femme, et elle, Livia, un peu comme trois acteurs sur une scène, encore ignorants de leurs rôles.»
Qui est Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard pour seconder sa jeune femme Hulda dans l’éducation de leurs enfants ? De la lumière radieuse de Stockholm aux lueurs crépusculaires de Meudon, cette famille va connaître une réussite fulgurante avant le déclin, loin des conventions de la fin du XIXe siècle. Dans ce roman de secrets, d’amours et de fascination mutuelle, Marie Sizun retisse les liens perdus de son étonnante histoire familiale.

Et aussi…

Everettvoisins9_250Les Voisins du 9
Felicity Everett
HarperCollins, 2018

Vous allez adorer faire leur connaissance…
Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenus d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Que suis-je en train de lire ?

Chantreauenfantsmère_250Les Enfants de ma mère
Jérôme Chantreau
Les Escales, 2018

Changer la vie. Trois mots pour s’inventer un destin. Trois mots que Françoise, fraîchement divorcée, a décidé de faire siens, elle qui, pour la première fois, a voté à gauche le 10 mai 1981.
Au 26, rue de Naples, un appartement ouvert aux quatre vents, Françoise tente de changer la vie – sa vie. Elle métamorphosera surtout celle de ses enfants en les plongeant dans un tourbillon
aussi fantasque que brutal. Tandis que son fils Laurent crée un groupe de rock dans les caves parisiennes, Françoise recueille chez elle des gamins du quartier, fracassés par la drogue, les mauvais coups et l’exil. Mais à trop s’occuper des enfants des autres, ne risque-t-elle pas d’en oublier les siens ? Laurent est là, qui se tient au bord de l’abîme, hypnotisé par Victor – le plus beau, le plus brillant de la bande.
Dans ce roman où Paris se fait personnage, Jérôme Chantreau nous offre un portrait sans complaisance de la France mitterrandienne, aux accents violents et poétiques.

Que vais-je lire ensuite ?

Lalauryminuit_250Il est toujours minuit quelque part
Cédric Lalaury
Préludes, 2017

Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu’il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler le professeur Herrington. À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. L’histoire d’un crime dont Bill est persuadé que personne n’en avait eu connaissance. C’est du moins ce qu’il a toujours cru. Ce livre étrange va bientôt envahir l’existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d’un virus. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé.

C’est lundi, que lisez-vous ? #25

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Peyrinaile_250L’Aile des vierges
Laurence Peyrin
Calmann-Lévy, 2018

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ? Un extraordinaire portrait de femme libre.
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

Que suis-je en train de lire ?

Sizungouvernante_250La Gouvernante suédoise
Marie Sizun
Folio, 2018

«Dans le grand salon, ce matin baigné de soleil, ils sont là tous les trois, Léonard Sèzeneau, sa femme, et elle, Livia, un peu comme trois acteurs sur une scène, encore ignorants de leurs rôles.»
Qui est Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard pour seconder sa jeune femme Hulda dans l’éducation de leurs enfants ? De la lumière radieuse de Stockholm aux lueurs crépusculaires de Meudon, cette famille va connaître une réussite fulgurante avant le déclin, loin des conventions de la fin du XIXe siècle. Dans ce roman de secrets, d’amours et de fascination mutuelle, Marie Sizun retisse les liens perdus de son étonnante histoire familiale.

Que vais-je lire ensuite ?

Everettvoisins9_250Les Voisins du 9
Felicity Everett
HarperCollins, 2018

Vous allez adorer faire leur connaissance…
Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenus d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Destruction(s)

« Assumer nos responsabilités envers la Terre […] transmettre ces valeurs à nos enfants et voilà : l’espèce humaine évolue. Ça a du sens ».

Ash et Pia ont renoncé à leur confort new-yorkais pour mener une vie plus « durable », dans le Vermont. Installés depuis peu, ils apprennent l’imminence d’une tempête planétaire sans précédent, résultat du réchauffement climatique. Une catastrophe cover119402-mediumannoncée qui détruit progressivement le couple.

Ce roman intelligent et engagé – jamais moralisateur – file avec talent et subtilité la métaphore de la tempête. Il y a celle, météorologique, qui dépeint un futur apocalyptique peu enviable, redoutable, mais malheureusement envisageable. Parallèlement, il y a celle, psychologique, qui voit un couple se déchirer face à une situation dramatique et implacable. Alors que la nature se déchaîne, l’angoisse monte, les tempéraments se dévoilent et le lecteur, tour à tour passionné et effrayé, attend les fatidiques issues.
On ressort de cette lecture concerné, bouleversé, vaguement rassuré par une fin – toutes proportions gardées – miraculeusement positive. Un renouveau qui interroge néanmoins et une réflexion préoccupante et inconfortable qui ne laisse vraiment pas indemne. A lire absolument.

Merci sincèrement à Netgalley et aux éditions HarperCollins pour cette lecture édifiante.

Meg Little Reilly, Les Tempêtes, HarperCollins, 2017, ♥♥♥♥♥

You are not alone

« Je réfléchis à des choses auxquelles je n’aime pas réfléchir.
Très profond dans mon cerveau. D’habitude, je les tiens bien enfermés dans le noir, mais maintenant je dois les faire sortir. »

Ginny Moon a raison. Elle le sait en son for intérieur – qui ne la laissera d’ailleurs absolument pas en paix tant qu’elle n’aura pas retrouvé sa poupée. Une poupée à nourrir. Une poupée à aimer. Une poupée à sauver. Et pour cela une mère biologique à ré-affronter.
Les adultes s’y méprennent. On accuse les errances obsessionnelles de son esprit d’enfant autiste. On reproche à la jeune fille son ingratitude : pourquoi s’échiner à retrouver une mère maltraitante quand on a une famille adoptive aimante ? On ne la comprend pas. Et surtout, malgré l’affection qu’on lui porte, on rejette bientôt sa spontanéité, en l’éloignant du bébé nouvellement né dans sa famille d’accueil. Elle pourrait en effet lui faire du mal.

ELudwigginnymoon_250t pourtant. Ginny Moon a raison. Sa poupée, c’est sa petite sœur biologique, ce nourrisson qu’elle a élevé en secret, parce que leur mère les délaissait, alors qu’elle n’avait que 9 ans (et désormais il lui faudra toujours autant de grains de raisin à son petit-déjeuner). Un bébé qu’elle a nourri avec une serviette trempée dans du lait, qu’elle a couvé, cajolé, protégé de tous. En le cachant dans une valise quand la Police a débarqué pour les soustraire aux maltraitances maternelles. Elle doit donc retrouver sa poupée. Coûte que coûte. Car leur vraie mère de saura pas s’en occuper.
Et là encore Ginny Moon a raison.

Un magnifique roman, bouleversant de tendresse. L’auteur, lui-même parent adoptif d’un enfant autiste, nous plonge dans l’esprit torturé et tenace d’une jeune fille qu’on a bien tort de ne pas prendre au sérieux. Le tout servi par une plume à la fois légère et drôle (ce sont les propos d’un enfant différent) mais aussi émouvante et nerveuse.  L’idée étant de partager les pensées cycliques, les angoisses, les obsessions et les doutes, mais aussi les passions (Ah ! Mickael Jackson !) et les espoirs de Ginny pour mieux les comprendre. Et surtout pour mieux LA comprendre, s’adapter à elle et lui faire enfin confiance.

Merci aux éditions HarperCollins de m’avoir permis de lire ce superbe roman sur ma liseuse et par le biais de Netgalley.

Benjamin Ludwig, Ginny Moon, HarperCollins, 2017, ♥♥♥♥♥