A consommer

Quand Zéphyrelle se voit confier sa première mission d’espionnage, et par le dynarque de Slarance en personne, elle ne sait si elle doit se réjouir. Car derrière cet insigne honneur se profile une inquiétante réalité : tous les autres agents, dont les plus chevronnés, se sont fait tuer en suivant la piste de l’odieux trafic de blé qui empoisonne la cité. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Autant de questions auxquelles la jeune femme doit trouver des réponses, en essayant, si possible, de rester en vie. Ce que la présence persistante d’un jeune cuistot empoté et transi d’amour rend encore plus délicat…



Fans de Lanfeust et autres Trolls de Troy, ne passez surtout pas votre chemin ! Vous trouverez dans ce roman tout ce qui fait le talent d’Arleston : des personnages atypiques (une espionne caméléon et un cuisinier pathétiquement amoureux) sympathiques et attachants dans un monde d’une grande « fantasy ». Le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour. L’imagination fertile de l’auteur fait oublier les quelques faiblesses de l’intrigue et on passe un très bon moment.

Notice #1

Composition

Pour arrondir ses fins de mois, Keisha Ceylon a eu LA bonne idée : troquer ses balais de femme de ménage contre une boule de cristal. Entre thème astral et marc de café, elle s’est fait une spécialité : faits divers et disparitions. Cinq mille dollars contre l’espoir de retrouver un être cher : certaines familles sont prêtes à tout. Et justement, Wendell Garfield est sans nouvelles de sa femme Ellie, volatilisée à la sortie du supermarché une semaine plus tôt. Aucun indice, la police piétine. La presse est en émoi. Wendell et sa fille sont affolés : l’heure est idéale pour l’arnaqueuse qui se prépare à livrer sa plus belle, sa plus troublante, sa plus dangereuse vision… Car, sans le savoir, la fausse voyante vient de frôler de très près une vérité meurtrière. Et de réveiller les instincts d’un tueur en liberté… (quatrième de couverture)

Indications

  • Intrigue captivante
  • Retournements de situations et autres péripéties
  • Touches d’humour
  • Ecriture fluide et intrigue prenante

Contre-indications

  • Brièveté
  • Manque de consistance
  • Moins haletant que les précédents opus

Bilan

Ce roman est recommandé en cas de manque de dynamisme et d’adrénaline, de baisse de moral, de tendance à l’incrédulité ou de défaut d’intuition.

Excipients

#contemporain  #divination #escroquerie #humour #médium #meurtre #thrillerpsychologique #voyance

Autres prescriptions

Bribes…Les petites lectures de MaudLe Blog de ma fabrique de polars … et vous ?

Robinson de jardin

Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu’elle meurt accidentellement, le monde de son compagnon s’effondre. Pour maintenir vivant le souvenir de la femme qu’il a passionnément aimée, Martin, qui n’ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était terra incognita, se met à dévorer des romans et à bichonner les fleurs. C’est ainsi qu’il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché et qui lui permettra de surmonter son deuil d’une manière inattendue (quatrième de couverture).

Dans la vie de Gabrielle, il y avait Martin, ses parents, ses élèves, sa bibliothèque, son jardin et ses amis des deux genres. Dans celle de Martin, il y avait Gabrielle.

Martin sombre dans une douce folie, peuplée de fleurs et de lectures, alors qu’il pense cultiver ainsi le souvenir de l’être disparu qu’il aimait plus que tout. Un érémitisme esthétique fatalement destructeur, décrit avec subtilité et poésie, même si l’on peut regretter la tendance de l’auteur à verser dans le morceau de bravoure. Le lecteur y perd progressivement patience, noyé dans les circonvolutions et finalement perplexe face au naufrage prévisible et emphatique.
Reste la conclusion de l’ouvrage, joliment porteuse d’espoir et de renouveau, mais qui n’a pas suffit à me faire oublier certaines longueurs.

Stéphane Jougla, Gabrielle ou le jardin retrouvé, J’ai lu, 2019, ♥♥♥
Lecture en partenariat

Pour le pire…

Amandine attend avec impatience son enterrement de vie de jeune fille, qui s’annonce sous les meilleurs auspices : une organisation au cordeau grâce à Justine, gérante d’une agence d’événementiel et témoin de la mariée ; un décor idéal, les calanques de Cassis ; quatre demoiselles d’honneur triées sur le volet dont Charlotte, la meilleure amie d’Amandine, enceinte jusqu’aux yeux. Pourtant, la future mariée va vite déchanter. L’EVJF tant attendu vire au cauchemar : entre coups bas et règlements de comptes, mensonges et jalousies, les masques tombent et Amandine vacille. Mais n’est-ce pas dans l’adversité qu’on reconnaît les siens ? (quatrième de couverture).

– T’es une vraie garce, tu sais. Et toi une sainte, c’est clair.

EVJF est un roman à classer en chick lit et, en tant que tel, force est de constater qu’il tient toutes ses promesses. Léger, divertissant, amusant et lu en quelques heures, conséquence d’une écriture fluide où les dialogues prédominent. Les lectrices avides d’histoires de filles, sur fond de mariage, et autres (petites) cruautés entre copines se délecteront donc. Les autres passeront leur tour, découragées par le manque d’originalité et la superficialité du propos…

Liz Blackrock, EVJF, J’ai lu, 2019, ♥♥♥
Lecture en partenariat avec les éditions J’ai lu.

A la vie, à la mort

Quand les choses se corsaient, il n’y avait plus personne.

Nous avant tout le reste : ce pourrait être la devise de cinq amies d’enfance, réunies pour quelques jours dans la maison de la forte tête du groupe, Anna, qui est gravement malade. L’occasion de se remémorer tout ce qu’elles ont traversé, des premières amours aux séparations, des quatre cents coups de l’adolescence jusqu’aux femmes qu’elles sont devenues – la vie et son cortège de drames et de joies. Le temps a passé mais leur amitié a survécu à tout et est plus vivante que jamais (quatrième de couverture).

Des chapitres particulièrement brefs (c’en est parfois déroutant) et autant de petits récits – souvenirs ou moments présents – qui évoquent les liens indéfectibles d’une bande d’amies depuis toujours. Si elles sont aujourd’hui réunies c’est pour entourer de leur présence et de leurs soins attentifs l’une d’entre elles, en phase terminale d’un cancer. En résulte un tableau spontané et franc de l’amitié avec un grand A, entre fidélité et petites mesquineries, grandes jalousies et discrètes effusions. Sincère, touchant, prenant, féminin, universel, même si le lecteur se sent parfois tenu à distance de cette sororité souvent exclusive, tant elle est absolue.

Victoria Redel, Nous avant tout le reste, J’ai lu, 2019, ♥♥♥♥
Lecture en partenariat avec les éditions J’ai lu.

Miscellanées #6

Voilà plusieurs semaines que je me suis fait rare sur la blogosphère et que je n’ai ni publié mes chroniques, ni honoré mes rendez-vous sur ces pages. L’occasion pour moi de présenter mes excuses – aux maisons d’éditions notamment – en espérant qu’on me pardonnera ce retard imprévu et mes quelques désistements. J’ai eu des mauvaises nouvelles de ma santé – pour la plupart de fausses alertes – et entre les examens médicaux en série et un moral en dents de scie, j’ai délaissé lectures et réseaux sociaux. Je reviens en meilleure forme – même s’il reste quelques interrogations – et plus que jamais motivée sur la toile !

Résolutions…

Pour autant, j’ai décidé, à l’aube de 2019 et en cette période propice aux résolutions, d’envisager un peu différemment mon activité sur ce blog et, plus globalement, sur les réseaux sociaux. Ce billet sera donc l’occasion pour moi de faire à la fois un petit bilan et de lister mes projets et envies… Toutefois, avant cela, l’envie de partager avec vous…

Une grande nouvelle !

Je m’étais résolue, malgré mes longues études en littérature, à ne jamais pouvoir exercer une profession en relation avec mon parcours scolaire et ma passion. Contre toute attente, je rejoindrai dans quelques jours la médiathèque de ma ville et m’épanouirai dans non pas un, mais deux de mes domaines de prédilection, puisque j’y serai référente numérique et informatique. Inespéré et tellement réjouissant !

Réseaux sociaux

Mais revenons à ce blog et aux autres espaces d’expression de la toile.
Et pour commencer, Instagram, réseau sur lequel je me ferai moins loquace. Bien que captivant, c’est un endroit où j’ai du mal à trouver mes repères. Si j’aime y partager mes photos, je me sens contrainte par le peu de possibilités en matière de mise en page rédactionnelle. De même, j’ai parfois le sentiment de perdre beaucoup de temps à mettre mes livres en situation. Non pas que l’exercice me déplaise, mais c’est beaucoup d’efforts, autant de temps de perdu pour le blog et ce, pour des interactions limitées pour ne pas dire inexistantes.

Même constat pour Facebook et Twitter et même décision. Je n’abandonne rien, mais mes publications seront plus spontanées et mutualisées/réparties entre ces différents réseaux, selon l’envie.

Blogs

Résolution principale : accorder plus de temps à mes deux blogs. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’aimerais vraiment poursuivre mon projet de « bibliothérapie » , à petites doses plus régulières !
Quand à Figures de style, j’espère y rédiger toujours et davantage de chroniques, peut-être sous des formes diverses. J’inaugurerai notamment sous peu des brèves de lecture… à suivre !
surtout, prendre le temps de vous rendre visite, d’échanger avec vous, d’organiser des swaps, de privilégier la qualité à la quantité. Je regrette parfois la blogosphère d’autrefois, celle où les commentaires foisonnaient, celle où on l’on ne se contentait pas de « liker ».  Lire, écrire, vous lire et partager, voilà mon vœu pour 2019.

Challenges et rendez-vous

Là encore, retour à l’essentiel ! Moins de dispersions !

Je participe !

J’abandonne…

  • Le rendez-vous livresque du mardi
  • C’est lundi que lisez-vous ? (même si je continuerai à partager mes lectures en cours et à venir). Merci à Galléane de l’avoir organisé avec soin pendant de longues années !
  • 1, 2, 3 coup de  

Ceci étant dit…

Je vous remercie sincèrement pour votre fidélité (malgré mes absences), votre gentillesse et de faire de cet endroit un lieu d’une grande richesse et d’une belle amitié virtuelle. Il me reste désormais à vous souhaiter une heureuse année 2019, sereine et riche de découvertes livresques et culturelles !

Vengeance arachnéenne

[…] avec le commissaire à sa tête, la brigade tenait plus d’un large navire à voiles, parfois cinglant vent arrière ou bien rodant sur place, voilure affalée, que d’un puissant hors-bord dégageant des torrents d’écume.

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?» (quatrième de couverture)

Vargasrecluse_250

Il n’est jamais trop tard pour faire d’exaltantes découvertes. Voilà des années que l’on me parle de Fred Vargas et que l’on m’en dit beaucoup de bien, des années que je repousse la lecture – pour une sombre raison de série dans laquelle que je ne veux pas me lancer et surtout ne pas lire dans le désordre – et des années que je remets l’occasion d’un coup de cœur. Et pas n’importe quel coup de cœur : celui du type, je mettrais dix cœurs à la suite en guise de notation que cela ne suffirait toujours pas.
Je remercie très chaleureusement les éditions J’ai lu sans qui ma rencontre (dans le désordre) avec Vargas, et plus précisément le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, n’aurait pas eu lieu.
Oui, je suis, en vérité, tombée sous le charme de ce personnage qui n’a pas été sans me rappeler Erlendur, un autre flic dont j’aime particulièrement le tempérament ombrageux de brillant inadapté.
Autre source de satisfaction : la plume de Vargas. Quand sort la recluse, est un vrai polar littéraire, pour ne pas dire poétique, divinement bien écrit, riche de références culturelles, de jeux de mots, de réflexions subtiles et cyniques, de métaphores ciselées. Un vrai morceau de bravoure, la prétention en moins !
Quant à l’histoire, elle a su combler la zoologue que j’aurais aimé être, en entraînant le lecteur dans les sombres repaires d’une araignée vengeresse. Original, documenté, surprenant. Et me voilà embarquée dans une nouvelle série !

Fred Vargas, Quand sort la recluse, J’ai lu, 2018, ♥♥♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #38

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Vargasrecluse_250

Quand sort la recluse
Fred Vargas
J’ai lu, 2018

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?»

Que suis-je en train de lire ?

Rihoitausten_250

Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

Et aussi…

MacDonaldéchange_250Echange fatal
Siohhàn MacDonald
Archipoche, 2018

Plus jamais vous n’échangerez votre maison avec des inconnus…
Pour les vacances de la Toussaint, Kate et Hazel décident d’échanger leurs domiciles.
Kate est irlandaise et pense qu’une semaine à New York sera salvatrice pour son couple et sa famille.
Hazel vit à Manhattan et rêve de retourner à Limerick, sur les terres de son enfance, avec son mari et leurs deux enfants.
Mais les vacances idylliques virent au cauchemar. Quand s’ouvre ce roman, un coffre de voiture se referme. À l’intérieur, le cadavre d’une femme…

Que vais-je lire ensuite ?

Banghartgracefury_250Grace and Fury
Tracy Banghart
Hachette, 2018

Toute sa vie, Serina a été formée pour devenir Grâce : une femme choisie pour son élégance, sa beauté, et pour se tenir aux côtés du roi. Cette année, c’est le prince héritier, Malachi, qui va choisir sa compagne. Serina se rend donc dans la capitale de Viridia accompagnée par sa sœur, Nomi, qui deviendra sa servante. La première y voit l’opportunité de sauver sa famille de la pauvreté ; la seconde n’y reconnaît qu’un exemple de plus de l’oppression des femmes.
Contre toute attente, c’est Nomi qui est choisie pour devenir Grâce. Mais elle cache aussi un lourd secret : elle sait lire, une activité interdite aux femmes de ce pays. Lorsque les deux sœurs sont surprises en possession d’un ouvrage que Nomi a volé dans la bibliothèque royale, Serina se dénonce aussitôt comme coupable. Elle est alors envoyée sur le mont aux Ruines : une île devenue prison pour femmes.
Si elle veut survivre, Serina devra s’endurcir. De son côté, Nomi la rebelle devra faire semblant de se soumettre aux règles du palais afin de gagner l’influence nécessaire pour délivrer sa sœur.
C’est un livre, caché dans les affaires de Nomi, qui lui fait entrevoir la vérité. Et si Viridia avait autrefois été dirigée par des femmes ? Si la personne qui lui avait laissé le livre était un allié ?

C’est lundi, que lisez-vous ? #37

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine (en cours) ?

Vargasrecluse_250

Quand sort la recluse
Fred Vargas
J’ai lu, 2018

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?»

Que suis-je en train de lire ?

Rihoitausten_250

Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

Banghartgracefury_250Grace and Fury
Tracy Banghart
Hachette, 2018

Toute sa vie, Serina a été formée pour devenir Grâce : une femme choisie pour son élégance, sa beauté, et pour se tenir aux côtés du roi. Cette année, c’est le prince héritier, Malachi, qui va choisir sa compagne. Serina se rend donc dans la capitale de Viridia accompagnée par sa sœur, Nomi, qui deviendra sa servante. La première y voit l’opportunité de sauver sa famille de la pauvreté ; la seconde n’y reconnaît qu’un exemple de plus de l’oppression des femmes.
Contre toute attente, c’est Nomi qui est choisie pour devenir Grâce. Mais elle cache aussi un lourd secret : elle sait lire, une activité interdite aux femmes de ce pays. Lorsque les deux sœurs sont surprises en possession d’un ouvrage que Nomi a volé dans la bibliothèque royale, Serina se dénonce aussitôt comme coupable. Elle est alors envoyée sur le mont aux Ruines : une île devenue prison pour femmes.
Si elle veut survivre, Serina devra s’endurcir. De son côté, Nomi la rebelle devra faire semblant de se soumettre aux règles du palais afin de gagner l’influence nécessaire pour délivrer sa sœur.
C’est un livre, caché dans les affaires de Nomi, qui lui fait entrevoir la vérité. Et si Viridia avait autrefois été dirigée par des femmes ? Si la personne qui lui avait laissé le livre était un allié ?

Que vais-je lire ensuite ?

Kentvallée_250Dans la vallée
Hannah Kent
Presses de la Cité, 2018

« Certains êtres sont différents. Ils sont nés comme ça, sur le bord du monde. Ils savent voir ce que d’autres ne voient pas. Pour eux, les rivières ne coulent pas de la même façon. » Le temps semble s’être arrêté dans ce village du sud de l’Irlande égaré dans la vallée et battu par la famine. Nóra Leahy a perdu son mari et sa fille et se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, Nóra s’en souvient : quelques années plus tôt, Micheál marchait et commençait déjà à parler. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été changé, remplacé pendant la nuit par les fées qui auraient posé un démon dans le berceau ? Est-ce à lui que la vallée doit la malédiction qui la frappe ? Mary, la jeune servante que Nóra vient d’engager, se laisse impressionner par les commérages du village et les rapporte à sa maîtresse. Ensemble, les deux femmes se mettent en quête de la seule personne en mesure de sauver Micheál : une originale, qui vit seule dans la lande et parle le langage des plantes. Car, même si tout le monde s’en méfie, on sait que la vieille Nance Roche a le don. Qu’elle communique avec le peuple invisible. Et qu’il n’y a qu’elle pour faire revenir ceux qui ont été enlevés…

C’est lundi, que lisez-vous ? #32

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Powerhelp_250Help me ! Comment le développement personnel n’a pas changé ma vie
Marianne Power
Stock, 2018

Ce fameux dimanche, une idée m’est venue. Une idée qui, d’épave dépressive, allait me transformer en femme heureuse et efficace : je n’allais plus simplement lire des ouvrages de développement personnel, j’allais les mettre en pratique. Un livre par mois, suivi à la lettre, pour voir si le développement personnel pouvait réellement changer ma vie. J’allais m’y tenir pendant un an – soit douze ouvrages au total. Et j’allais m’attaquer à mes failles avec méthode : argent, angoisses, poids…
Arrivée à la fin de l’année, je serais… parfaite !

J’ai abandonné (provisoirement ?)

martinprimates_250Les Primates de Park Avenue
Wednesday Martin
Globe, 2017

Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar.
Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

Que suis-je en train de lire ?

Kitsonmanuel_250Manuel de survie à l’usage des jeunes filles
Mick Kitson
Métailié, 2018

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.
Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Et aussi…

Langnaheulbeuk_250

Le Donjon de Naheulbeuk (Intégrale 1)
John Lang
J’ai lu, 2018

Il était une fois un barbare en quête d’action, un voleur ne reculant devant aucun larcin, une candide fée des bois, un nain revêche, une magicienne entretenant des rapports ambigus avec un ogre peu loquace et un ranger inexpérimenté.
Rien ne les prédestinait à se rencontrer, sinon une insatiable faim d’aventures et une prédisposition à l’échec critique !

J’ai l’embarras du choix pour la suite…

Choix
©Cyrielle

C’est lundi, que lisez-vous ? #31

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Fellowesbelgravia_250Belgravia
Julian Fellowes
10/18, 2017

15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d’une famille d’intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l’évènement qui réunit la plus brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l’annonce d’une bataille imminente : Waterloo. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard se sont installés à Belgravia, bastion londonien de l’aristocratie. Mais un scandale passé menace leur insolente réussite…

Berryassassinsoeur_250L’Assassin de ma soeur
Flynn Berry
Presses de la cité, 2018

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Et j’ai écouté…

Cabotcarnetallie_250Le Carnet d’Allie (tome 1 : le déménagement)
Meg Cabot
Audiolib, 2018

Parce que ses parents ont décidé de déménager, Allie va devoir abandonner sa belle chambre rose, ses meilleures amies, son école, et tout ça pour quoi ? Pour une vieille maison délabrée, toute grise et grinçante. Sans parler de la nouvelle école qu’elle ne connaît pas ! Comment empêcher ce désastre ?
Pour se faciliter la vie, Allie invente des règles folles, qu’elle note précieusement dans son carnet. Règle n°1 : ne pas parler de déménagement à une enfant de neuf ans, sauf s’il s’agit d’Allie Punchie !

Que suis-je en train de lire ?

martinprimates_250Les Primates de Park Avenue
Wednesday Martin
Globe, 2017

Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar.
Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

Langnaheulbeuk_250Le Donjon de Naheulbeuk (Intégrale 1)
John Lang
J’ai lu, 2018

Il était une fois un barbare en quête d’action, un voleur ne reculant devant aucun larcin, une candide fée des bois, un nain revêche, une magicienne entretenant des rapports ambigus avec un ogre peu loquace et un ranger inexpérimenté.
Rien ne les prédestinait à se rencontrer, sinon une insatiable faim d’aventures et une prédisposition à l’échec critique !

Que vais-je lire ensuite ?

Kitsonmanuel_250Manuel de survie à l’usage des jeunes filles
Mick Kitson
Métailié, 2018

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.
Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Miscellanées #5

Bilan août 2018

graph-1019845_640Un bilan mitigé pour ce mois d’août. Pas tant au niveau des lectures, que des chroniques. J’accuse un retard phénoménal, la faute à cette canicule qui m’a enlevé tout plaisir de me mettre devant l’ordinateur et m’a aussi éloignée de vos blogs, j’en suis désolée. Bref, je m’y atèle tout doucement et je pense que quelques billets synthétiques s’imposeront… A suivre…

♥♥♥♥♥

  • Mélissa Castrillon, Les Animaux globe-trotteursMilan, 2018 (chronique)
  • Julian Fellowes, Snobs, 10/18, 2018 (quatrième)
  • Marie Sizun, La Gouvernante suédoiseFolio Gallimard, 2018 (chronique)

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  • Anne Brontë, La Dame du manoir de Wildfell Hall, Archipoche, 2012 (quatrième)
  • Felicity Everett, Les Voisins du 9, HarperCollins, 2018 (quatrième)
  • Nathalie Jomard, Chat-Bouboule, Métailié, 2018 (chronique)
  • Lilja Sigurdardottír, Le Filet, Métailié, 2018 (chronique)

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  • Jérôme Chantreau, Les Enfants de ma mère, Les Escales, 2018 (chronique)Question
  • Laurence Peyrin, L’Aile des viergesCalmann-Lévy, 2018 (chronique)

Et vous, qu’avez-vous lu en ce second mois de vacances estivales (n’hésitez pas à mettre vos bilans en lien dans les commentaires) ? Comment s’annonce votre rentrée littéraire ?

Collibris

Appli

Je teste tardivement mais sûrement cette application/ce site qui va peut-être m’aider à (re)constituer enfin ma (mes ?) PAL (qui se confond totalement avec mes bibliothèques) et à rédiger une wishlist digne de ce nom ! Je suis complètement séduite par l’ergonomie et l’esthétique du logiciel et amoureuse du scanner de codes-barres, malheureusement rien n’est exportable a priori ! Y a t-il des utilisateurs de Collibris ? Quel est votre pseudonyme ?

PAL principale

Ma PAL comporte à ce jour pas loin d’une centaine de titres que j’ai hâte de lire (c’est – beaucoup trop – je vous l’accorde). J’ai également créé une PAL principale qui contient mes services de presse, ayant à cœur de respecter au mieux les délais souhaités par les maisons d’édition. A ce titre, un petit aperçu de mes dernières réceptions. Je remercie les éditions J’ai luStockMétailiéKennesAudiolib et à Netgalley Poids des livres

Challenges et rendez-vous

Je participe !

Puzzle

J’abandonne…

… le Challenge Mystère de Frogzine. Bien que passionnant et ludique, j’ai trop de mal à en suivre les contraintes.

J’espère…

… être bientôt inscrite au Challenge Harry Potter dont j’ai découvert, à mon grand regret, trop tardivement le principe grâce à Petit pingouin vert. Je ne décroise plus les doigts !

Sorcier

Ceci étant dit…

… je vous souhaite une belle rentrée et un mois de septembre riche de lectures et de découvertes. Au plaisir de vous lire et de partager avec vous !Lecteurs

 

C’est lundi, que lisez-vous ? #14

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Roussonétéretrouvé_250L’Eté retrouvé
Dany Rousson
Presses de la Cité
Parution le 21 juin 2018

1993. Dans son village perché, Cornillon, Lazare Castille, célibataire de trente-neuf ans, vit de sa passion du bois. Modeste et franc, cet homme plein de charme est aussi un amoureux de la nature. Autour de lui : la jolie Séraphine, sa voisine, qui veille sur lui avec convoitise, et Pia, l’espiègle fillette de cette dernière, qui a fait du village son terrain de jeu. Le 13 juin, Lazare reçoit la visite inopinée de Gérald Brahic, son ami d’enfance, qu’il n’a pas revu depuis vingt-trois ans. Pour une raison connue d’eux seuls, ils se sont violemment quittés à l’âge de seize ans, se jurant de ne plus jamais se revoir. Mais aujourd’hui, Gérald est victime d’un corbeau qui lui rappelle sans cesse le douloureux jour du 13 juin 1970. Jour que Lazare et lui ont essayé d’occulter de leur mémoire… En vain. Une seule autre personne sait, Elisa, dont ils étaient fous amoureux. Disparue depuis, se cache-t-elle derrière tout cela ? Ensemble, les deux hommes partent à sa recherche.
En suivant ce chemin plein d’embûches et d’émotions, nécessaire à un nouveau départ, ils retrouveront leur amitié d’autrefois. Mais pas seulement…

Que suis-je en train de lire ?

HP5Harry Potter et l’Ordre du Phénix
J.K. Rowling
Gallimard, 2003

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Que vais-je lire ensuite ?

005327917Candyland
Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

C’est lundi, que lisez-vous ? #13

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Libairefourrureblanche_250La Fourrure Blanche
Jardine Libaire
Presses de la Cité, 2018

Wyoming, 1987. Dans une chambre de motel, une jeune femme aux longues tresses afro pointe son fusil de chasse sur la poitrine d’un jeune homme aux allures de gendre idéal. Elle est fille de
junky, il est fils de milliardaire. Ils se sont rencontrés un an plus tôt, de l’autre côté du pays. La passion a viré à l’obsession. Et les saisons ont défilé, aussi vite que les paysages, de New Haven
à New York, dans les quatre coins d’une société que la fin des années quatre-vingt électrise. Mais de quelle flamme peuvent bien se consumer ces deux êtres que tout oppose ? Comment se retrouve-t-on en cavale dans le Midwest, le fusil braqué sur le corps de celui qu’on aime ?

Et aussi…

Thomaslittlemonsters_250Little Monsters
Kara Thomas
Castelmore, 2018

Quand elle emménage à Broken Falls, une nouvelle vie commence pour Kacey. Tout le monde ici est tellement gentil. Et elle se fait même des amies, Bailey et Jade, qui l’accueillent à bras ouverts. Mais, soudaine, ces dernières se montrent étrangement distantes. Et elles omettent de l’inviter à la plus grosse soirée de l’année. Kacey, décidée à confronter ses amies, n’en aura pourtant jamais l’occasion : après la fête Bailey disparaît sans laisser de traces. Broken Falls ne semble plus si chaleureuse. Surtout pour elle, la nouvelle.
Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : parfois, les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et parfois, quand on est la nouvelle, il ne faut faire confiance à personne.

Que suis-je en train de lire ?

Silhouette_Tracychevalier


A l’orée du verger

Tracy Chevalier
Folio, 2018

En 1838, la famille Goodenough s’installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l’Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d’une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre ces cultivateurs de pommes. Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l’Ouest et sa sœur Martha n’a qu’un rêve : traverser l’Amérique pour lui confier un lourd secret.

Des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, À l’orée du verger nous plonge dans l’histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie.

Que vais-je lire ensuite ?

005327917Candyland
Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.