C’est lundi, que lisez-vous ? #12

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?
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La Femme à la fenêtre
A.J. Finn
Presses de la cité, 2018

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ? Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Que suis-je en train de lire ?

Libairefourrureblanche_250La Fourrure Blanche
Jardine Libaire
Presses de la Cité, 2018

Wyoming, 1987. Dans une chambre de motel, une jeune femme aux longues tresses afro pointe son fusil de chasse sur la poitrine d’un jeune homme aux allures de gendre idéal. Elle est fille de
junky, il est fils de milliardaire. Ils se sont rencontrés un an plus tôt, de l’autre côté du pays. La passion a viré à l’obsession. Et les saisons ont défilé, aussi vite que les paysages, de New Haven
à New York, dans les quatre coins d’une société que la fin des années quatre-vingt électrise. Mais de quelle flamme peuvent bien se consumer ces deux êtres que tout oppose ? Comment se retrouve-t-on en cavale dans le Midwest, le fusil braqué sur le corps de celui qu’on aime ?

Que vais-je lire ensuite ?

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Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

C’est lundi, que lisez-vous ? #11

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

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La Saison des feux
Celeste NG
Sonatine, 2018

À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

Que suis-je en train de lire ?
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La Femme à la fenêtre
A.J. Finn
Presses de la cité, 2018

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ? Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?
Que vais-je lire ensuite ?

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Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

 

C’est lundi, que lisez-vous ? #9

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

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Ailleurs si j’y suis
A. Laurain
J’ai lu, 2018

Pierre-François Chaumont, brillant avocat parisien, est collectionneur depuis l’enfance. Un matin qu’il déambule dans les salles d’exposition de l’hôtel Drouot, il se retrouve nez à nez avec un portrait du XVIIIe siècle. Stupéfaction : le visage de l’homme en perruque poudrée, c’est le sien! Pulvérisant les enchères, Pierre-François rapporte l’étrange tableau chez lui. Mais le mystère tourne rapidement à la paranoïa car ni sa femme ni ses proches ne remarquent la ressemblance. Pierre-François serait-il devenu fou ?

Que suis-je en train de lire ?

Wingateenfantsfleuve_250Les Enfants du fleuve
L. Wingate
Les Escales, 2018

Peu importe les chemins empruntés, le cœur se souvient toujours d’où l’on vient. Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et sœurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu’ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d’accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.

Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d’une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l’histoire de sa famille ? D’où vient-elle ? Troublée, Avery commence à enquêter…

Que vais-je lire ensuite ?

HP5Harry Potter et l’Ordre du Phénix
J.K. Rowling
Gallimard, 2003

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Notice #6

Pierre-François Chaumont, brillant avocat parisien, est collectionneur depuis l’enfance.
Un matin qu’il déambule dans les salles d’exposition de l’hôtel Drouot, il se retrouve nez à nez avec un portrait du XVIIIe siècle. Stupéfaction : le visage de l’homme en perruque poudrée, c’est le sien ! Pulvérisant les enchères, Pierre-François rapporte l’étrange tableau chez lui. Mais le mystère tourne rapidement à la paranoïa car ni sa femme ni ses proches ne remarquent la ressemblance. Pierre-François serait-il devenu et de la fugue fou ?

Composition

Le premier des romans d’Antoine Laurain interroge le thème de l’identité, de l’imposture et de la fugue, avec brio et humour. Le style est pêchu, littéraire – avec une maîtrise parfaite de la métaphore – sans jamais être maniéré, un brin cynique, plein d’esprit. Quant au propos, on ne peut qu’en admirer la clairvoyante honnêteté : un regard désabusé sur nos vies.

Indications

  • Incursion dans le milieu des collectionneurs, des enchères et de l’art
  • Aborde le thème de la disparition
  • Concis et efficace
  • Plume fine et acérée
  • Ironie, humour, parler franc

Contre-indications

  • RAS

Bilan

Pour tous ceux qui souffrent de troubles de la personnalité, qu’on pense atteints de folie ou qui aimeraient tout simplement changer de vie, fuir… loin.

Excipients

#art #collections #tableau #amour #imposture #roses #château #bourgogne #psychologie #tromperies #bonheur#portrait #folie #Drouot #enchères #disparition #fugue #paranoïa

Autres prescriptions

Lecture/écritureArc-en-cielFigures de style … et vous ?

Alter ego

« Les objets anciens portent en eux la mémoire de ceux qui les ont possédés ».

Pierre-François Chaumont, avocat parisien, est aussi un grand collectionneur qui court les salles d’exposition à la recherche de la perle rare. Lors d’une visite à l’Hôtel Drouot, il s’éprend d’un portrait datant du 18e siècle et se bat pour remporter l’enchère exorbitante. La raison d’un tel engouement : Pierre-François reconnait ses traits dans ceux du personnage représenté sur le tableau. Le problème : il est le seul à voir cette ressemblance.
Peu importe pour celui qui identifie bientôt les armoiries présentes sur le portrait, localise une famille, et un château en Bourgogne. Reste à se rendre sur place pour comprendre…

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J’arrête ici le résumé pour ne pas dévoiler le renversement de situation qui fait la saveur de ce petit roman (spoiler ici), qui fut le premier écrit par Antoine Laurain. Une bonne entrée en matière pour qui voudrait découvrir la plume de cet auteur que j’affectionne particulièrement. Le style est pêchu, littéraire – avec une maîtrise parfaite de la métaphore – sans jamais être maniéré, un brin cynique, plein d’humour. Quant à son propos, j’en aime la clairvoyante honnêteté : un regard désabusé sur nos vies et nos choix. Bref, je plébiscite !

Antoine Laurain, Ailleurs si j’y suis, J’ai lu, 2018, ♥♥♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #8

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Haranpayssoleilrouge_250

Le Pays du soleil rouge
Elisabeth Haran
L’Archipel 2017

Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue…
Des paysages exotiques et envoûtants, une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur et sa place dans la société… Sont ici réunis tous les ingrédients qui ont contribué au succès des sagas de Tamara McKinley, Sarah Lark ou Colleen McCullough.

Que suis-je en train de lire ?

HP5

Harry Potter et l’Ordre du Phénix
J.K. Rowling
Gallimard 2003

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Que vais-je lire ensuite ?
9782290147788Ailleurs si j’y suis
A. Laurain
J’ai lu, 2018

Pierre-François Chaumont, brillant avocat parisien, est collectionneur depuis l’enfance. Un matin qu’il déambule dans les salles d’exposition de l’hôtel Drouot, il se retrouve nez à nez avec un portrait du XVIIIe siècle. Stupéfaction : le visage de l’homme en perruque poudrée, c’est le sien! Pulvérisant les enchères, Pierre-François rapporte l’étrange tableau chez lui. Mais le mystère tourne rapidement à la paranoïa car ni sa femme ni ses proches ne remarquent la ressemblance. Pierre-François serait-il devenu fou ?

Notice #1

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Pour arrondir ses fins de mois, Keisha Ceylon a eu LA bonne idée : troquer ses balais de femme de ménage contre une boule de cristal.
Entre thème astral et marc de café, elle s’est fait une spécialité : faits divers et disparitions. Cinq mille dollars contre l’espoir de retrouver un être cher : certaines familles sont prêtes à tout. Et justement, Wendell Garfield est sans nouvelles de sa femme Ellie, volatilisée à la sortie du supermarché une semaine plus tôt. Aucun indice, la police piétine. La presse est en émoi. Wendell et sa fille sont affolés : l’heure est idéale pour l’arnaqueuse qui se prépare à livrer sa plus belle, sa plus troublante, sa plus dangereuse vision… Car, sans le savoir, la fausse voyante vient de frôler de très près une vérité meurtrière. Et de réveiller les instincts d’un tueur en liberté…

Composition

Keisha Ceylon, « Médium, chercheuse d’âme perdues » comme l’indique sa carte de visite, n’est pas une inconnue pour les lecteurs de Barclay puisqu’elle a déjà fait une brève apparition dans Cette Nuit-là. La jeune femme, prétendument douée de visions, approche des personnes fragilisées – en quête notamment d’un parent disparu – proposant de faire avancer leurs recherches ou de favoriser leurs contacts avec l’au-delà. Moyennant finance, cela va de soit. C’est néanmoins en cherchant à escroquer Wendell Garfield, sous le coup de la disparition inexpliquée de son épouse, que Keisha a pour la première fois une intuition qui s’avère proche de la vérité… Une révélation qui la met aussi en grand danger, tour à tour victime d’un meurtrier et coupable d’un assassinat. Telle est prise qui croyait prendre ? Ce serait mal apprécier les capacités de la voyante, aussi retorse que dangereuse. Et celles de Barclay à dérouter son lecteur au fil des rebondissements ! Un thriller captivant, l’humour en prime.

Indications

  • Intrigue captivante
  • Retournements de situations et autres péripéties
  • Touches d’humour
  • Ecriture fluide et intrigue prenante

Contre-indications

  • Brièveté
  • Manque de consistance
  • Moins haletant que les précédents opus

Bilan

Ce roman est recommandé en cas de manque de dynamisme et d’adrénaline, de baisse de moral, de tendance à l’incrédulité ou de défaut d’intuition.

Excipients

#contemporain  #divination #escroquerie #humour #médium #meurtre #thrillerpsychologique #voyance

Autres prescriptions

Figures de styleLes petites lectures de MaudLe Blog de ma fabrique de polars … et vous ?

Throwback Thursday Livresque #2

A l’initiative de BettieRose, ce rendez-vous est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais version livres. Chaque semaine, un thème/ une lecture et l’occasion de ressortir des placards des livres qu’on aime, mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler.

Et ce jeudi :

Libre interprétation pour ce thème : livre doudou, feel-good, gourmand, héros gourmands, nourriture importante dans l’histoire, hiver et chocolats chauds, personnages accros aux boissons chaudes, amateurs de marshmallow grillés…

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Ce sera un livre doudou pour moi ! Celui qui, malgré les relectures et les passages connus par cœur, arrive encore à me décrocher un sourire dans les moments les plus moroses. On est d’accord, je triche un peu, mais on va dire qu’il s’agit de plusieurs livres en un ! Je n’ai pas raison ?

D’autres inconditionnels de Kaamelott et/ou d’Alexandre Astier (moi c’est les deux, je suis une fan absolue et absolument pas objective quand il s’agit de l’un ou l’autre !) de passage ici ?

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #4

Depuis décembre, je lis plus de livres que je ne prends le temps d’en chroniquer ! Et la période des fêtes (avec de nombreux ouvrages sous mon sapin, j’ai une famille adorable) n’a pas inversé la tendance. Il était donc temps que je rattrape (un peu) le temps perdu :  avec 3 lectures dans ce billet… et la suite bientôt ! En attendant, je remercie les éditions Folio et J’ai lu pour leurs fidèles envois !

7ejourUne fois dépassé le style déroutant de l’auteur (assez proustien !), Au commencement du 7e jour s’avère un pavé (de trois histoires en une) passionnant, haletant et d’une grande profondeur. Camille est victime d’un accident de voiture en un lieu où elle ne devait pas être. Alors que dure son coma, Thomas son époux, cherche à comprendre. Une quête existentielle qui le transporte dans son propre passé et le mènera jusqu’en Afrique, pour mieux connaître Camille, pour apprendre à se connaître lui-même. Érudit et prenant.

Luc Lang, Au commencement du 7e jour, Folio, 2017, ♥♥♥♥

SoupermaléficesFan de Lanfeust et autres Trolls, ne passez surtout pas votre chemin ! Vous trouverez dans ce roman tout ce qui fait le génie d’Arleston : des personnages atypiques (une espionne caméléon et un cuisinier pathétiquement amoureux) sympathiques et attachants dans un monde d’une grande « fantasy ».
Le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour. L’imagination fertile de l’auteur fait oublier les quelques faiblesses de l’intrigue et on passe un très bon moment.

Christophe Arleston, Le Souper des Maléfices, J’ai lu, 2017, ♥♥♥

Coehloadultère_250Ce roman est le livre voyageur de Ninon et, malgré tout mon enthousiasme pour cette belle idée (à refaire, sans hésitation), je dois reconnaître que l’histoire de Paulo Coelho (dont j’apprécie la plume) n’a pas réussi à m’emporter.
Lent, sans réelle consistance, Adultère met en scène une femme qui s’engage dans une liaison impossible pour palier mal-être et ennui. Je n’ai aucune sympathie pour le personnage. Je me perds dans ses réflexions. Et je m’ennuie à mon tour.

Paulo Coelho, Adultère, J’ai lu, 2015, ♥♥

Prescience

Elle se demande si Kirk était né aussi crétin,
ou si c’était une qualité qu’il avait cultivée au fil des années.

Inconditionnels (comme moi !) de Linwood Barclay, ce roman pourrait vous laisser un peu sur votre faim ! Bien qu’on y retrouve plusieurs des ingrédients qui font la saveur de son écriture (retournements de situations et autres péripéties, touches d’humour, écriture fluide et intrigue prenante), Celle qui en savait trop n’a malheureusement pas la consistance (200 petites pages !) des précédents romans. Si, malgré tout, je recommande cette lecture qui reste divertissante et subtile, je conseillerais plutôt à ceux qui voudraient découvrir la plume de Barclay de se pencher vers ses autres thrillers, plus haletants et plus riches.

Celle-qui-en-savait-tropKeisha Ceylon, « Médium, chercheuse d’âme perdues » comme l’indique sa carte de visite, n’est pas une inconnue pour les lecteurs de Barclay puisqu’elle a déjà fait une brève apparition dans Cette Nuit-là. La jeune femme, prétendument douée de visions, approche des personnes fragilisées – en quête notamment d’un parent disparu – proposant de faire avancer leurs recherches ou de favoriser leurs contacts avec l’au-delà. Moyennant finance, cela va de soit.

C’est néanmoins en cherchant à escroquer Wendell Garfield, sous le coup de la disparition inexpliquée de son épouse, que Keisha a pour la première fois une intuition qui s’avère proche de la vérité… Une révélation qui la met aussi en grand danger, tour à tour victime d’un meurtrier et coupable d’un assassinat.
Telle est prise qui croyait prendre ? Ce serait mal apprécier les capacités de la voyante, aussi retorse que dangereuse. Et celles de Barclay à dérouter son lecteur au fil des rebondissements !

Linwood Barclay, Celle qui en savait trop, J’ai lu policier, 2016, ♥♥♥♥

La musique adoucit

« Dans le fond, c’était sûrement bien commode pour de nombreux maris lassés de leurs femmes que de les abandonner aux bras d’un autre. »

Quand les éditions J’ai lu m’ont proposé de faire mon choix dans leur catalogue, la couverture de ce roman a immédiatement attiré mon œil… Née en 1980, je suis de cette génération qui a encore bien connu baladeurs, cassettes audio (et sait pourquoi il faut toujours un crayon à portée de main !). Génération qui reste souvent un brin nostalgique de la musique de cette époque

Par conséquent, si la couverture était une invitation, la quatrième fut une véritable tentation :
Un entrepreneur du Net soudainement populaire au point que les Français voudraient en faire leur prochain président, un artiste contemporain dont la dernière œuvre – un cerveau géant de vingt-cinq mètres de haut – vient d’être installée dans les jardins des Tuileries, le leader mégalomane d’un groupuscule d’extrême droite, un starlette de films X venue du fin fond de la Russie, un antiquaire décédé dans des circonstances bien particulières, un médecin généraliste en quête d’une cassette contenant les chansons du groupe de pop dont il faisait partie dans les années 80.
Leur point commun ? Une lettre qui aurait pu donner un tout autre cours à leur vie, et qui vient d’arriver à son destinataire avec… trente-trois ans de retard (extrait).

LaurainRhapsodie_250C’est intrigué et un brin agacé qu’Alain, médecin généraliste, découvre en effet dans sa boîte une lettre arrivée avec 33 ans de retard. Une missive qui annonçait au groupe Les Hologrammes un probable contrat avec une grande maison de disque ! L’occasion pour cet homme, désabusé et déçu du cours banal qu’a pris sa vie, de tenter de reprendre contact avec ses anciens acolytes et d’imaginer combien cette lettre aurait pu changer leurs destinées.

Et le romancier de balader le lecteur entre le passé et le quotidien de ces six personnages, aux carrière et devenir souvent inattendus. Ce dernier le suit avec curiosité et apprécie, derrière le récit divertissant et primesautier, la critique plus cynique de l’art contemporain (le cerveau gonflable qui retrouve sa liberté est un bijou !), de la politique et des médias. Les clins d’œil sarcastiques à notre société et à ses dérives. Il se laisse finalement porter par une histoire touchante, s’amuse de son sursaut final (je n’en dirai rien !) et se laisse convaincre par la moralité de ce conte moderne (ne jamais avoir de regret)…

Un roman intelligent et mordant, d’une grande finesse mais néanmoins très abordable. Et une jolie leçon de vie en prime. Je recommande !

 Antoine Laurain, Rhapsodie française, J’ai lu, 2017, ♥♥♥♥♥

Escapade familiale

Comme nous toutes, Léa Kelly est une jongleuse de la vie : femme, mère et working girl. Elle a souvent l’impression d’être un hamster dopé tournant en boucle dans sa roue. Alors que ses deux aînés pataugent dans la puberté, entre la limace neurasthénique et l’ado rebelle, elle adopte une petite fille russe. Déstabilisé, son mari se confond avec les coussins du canapé devant la télévision. En parallèle, sa collègue « préférée », adepte de la réunionite de 18 heures, convoite avec gourmandise… son job.
Entre un grand écart et une pirouette, Léa va pouvoir tester ses capacités d’équilibriste au quotidien (quatrième de couverture).

Cocozenmoscou_250Une lecture fraîche, divertissante, amusante, au style enlevé. Célibataire sans enfant, je n’ai que peu de points communs avec le personnage féminin principal et ne me suis pas vraiment reconnue dans son quotidien. Et pourtant j’ai adoré suivre les aventures de Léa, mère, épouse et working girl, totalement dépassée dans chacun de ses rôles. Mais toujours attachante, tout comme sa petite famille haute en couleur. Avec un gros coup de cœur pour Natalia, petite tornade blonde, arrivée de sa Russie natale et bien décidée à faire le bonheur de ses parents et frère et sœur d’adoption !

J’ai également apprécié que, sous le style léger et plutôt très drôle, on sente poindre une bonne dose d’ironie et un propos pas toujours aussi anodin qu’il pourrait paraître : méandres des démarches d’adoption, bouleversements liés à l’arrivée d’un enfant dans la famille, adolescence difficile, problèmes professionnels et couple à la dérive… Qui a dit qu’être femme est une sinécure ?

Je remercie très chaleureusement les éditions J’ai lu pour ce roman que je recommande comme une lecture estivale idéale à toutes les blogueuses ! De mon côté, j’ajoute immédiatement le premier opus à ma pile à lire : hâte de retrouver la famille Kelly et de poursuivre la découverte du genre…

Coco, Je reste zen ! Retour de Moscou, J’ai lu, 2017, ♥♥♥♥

Mortelle jalousie

« Il ne l’aimait plus. Elle l’énervait, l’insupportait. Il n’éprouvait rien d’autre pour elle.
Plus d’amour, plus d’affection, plus de complicité. Rien ».

Désespérée par la mort de son mari, Rebecca Brandt, réfugiée dans sa maison de Provence, est sur le point de mettre fin à ses jours lorsque surgit Max, le meilleur ami de son mari, qui déclare vouloir passer quelques jours de vacances avec elle. Il est accompagné d’un jeune couple d’étudiants, Marius et Inga, qu’il vient de prendre en stop. Rebecca oublie à leur contact son sinistre projet et leur propose de camper dans son jardin. Au bout de quelques jours, Marius, qui semblait si léger et si gai, se montre soudain irascible et agressif. Surtout envers Rebecca, qui, incrédule, comprend peu à peu que le cauchemar ne fait que commencer… (quatrième de couverture).

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C’est avec L’invité de la dernière heure que je découvre la plume de Charlotte Link et je suis ravie de constater qu’elle est prolifique et que je vais pouvoir faire durer le plaisir !
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman – une fois n’est pas coutume – c’est qu’il prend son temps. Pour présenter ses personnages, leur histoire, leur tempérament, leur dualité. Pour décrire les lieux, créer une atmosphère, une tension croissante. Pour tisser progressivement des liens entre tous les acteurs, pour mettre en place une intrigue finalement complexe, mais jamais difficile à comprendre.
Fluide, littéraire, le style est dans le même esprit : tout en dénotant un vrai travail d’écriture, il n’est jamais pesant. Bref, encore un coup de cœur !
 

Charlotte Link, L’invité de la dernière heure, J’ai lu, 2009, ♥♥♥♥♥