Amours interdites

Elle vient d’emménager avec son homme. Dans un grand loft blanc qu’ils ont retapé. Elle doit se marier au mois de juin. La date est bloquée sur le calendrier de l’entrée.
Il va emménager avec sa femme et sa petite fille au deuxième étage du bâtiment B. Les travaux sont presque terminés.
Ils se croisent pour la première fois un dimanche de novembre, sous le porche de l’entrée. Elle le voit entrer, il est à contre-jour. Elle sent son corps se vider. Il la regarde. Il a du mal à parler.
Plus tard, ils se diront que c’est à ce moment-là que tout a commencé. Ils se diront qu’il était vain de lutter.
Il y a des histoires contre lesquelles on ne lutte pas.

Une histoire d’amour interdit comme il y en a tant. Elle va se marier. Il est père de famille. Et pourtant, ils s’aiment en catimini. Se quittent pour mieux se retrouver. Une attirance inéluctable, jusqu’au point de non retour.
Si la plume de Géraldine Dalban-Moreynas n’avait pas eu ce petit quelque chose d’addictif, j’aurais probablement abandonné ma lecture en cours de route. Tout simplement parce que le sujet, mainte fois traité, ne m’intéresse pas. Je ne doute pas, toutefois, que ce roman de la rentrée littéraire trouvera son lectorat. Il n’est juste pas fait pour moi.

Lecture en partenariat

Déception (amoureuse)

Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
« Vous avez peur ? – Oui. Peur de l’après. Peur, parce que mettre le mot fin à ce livre, c’est mettre le mot « fin » à notre histoire. Aujourd’hui, Elle existe grâce à l’écriture, mais après ? Après, Elle n’existera plus et ça, je ne sais pas si je suis capable de le supporter.
– N’avez-vous pas envie qu’il soit lu ?
– Vous savez quoi ? Je l’ignore. Enfin, il faudrait déjà que je le termine. Je ne sais pas si j’ai le courage d’écrire certaines choses. Celles que je vous confie par exemple. A vous, je peux les dire, mais au lecteur ? Nos conversations sont quand même très personnelles, non ? Et puis le but du livre n’est pas de déballer mes sentiments, c’est un roman, vous savez ? Enfin… un roman… en réalité c’est un double meurtre, un cri.
– Et ce cri, n’est-ce pas pour être entendu que vous l’avez poussé ?
– Ok je vois où vous voulez en venir. Vous pensez que j’ai écrit ce livre pour la faire revenir, c’est ça ? » (quatrième de couverture)

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Bon n’y allons pas par quatre chemins, je suis un peu déçue par cette lecture. Autant l’écriture de Martin Diwo a été une réjouissance (ce roman est quasiment un morceau de bravoure), autant son histoire m’a été particulièrement pénible.
Une déception amoureuse déclinée de toutes les façons, sur tous les tons, dans tous les styles, avec une certaine complaisance à se morfondre et un espoir de reconquérir la femme aimée qui finirait par lasser les plus patients. Le tout sur presque 300 pages. C’est trop pour moi, j’en suis vraiment désolée !
Merci néanmoins aux éditions Plon pour cette lecture en avant-première (sortie le 24 août 2017).

Martin Diwo, Pour te perdre un peu moins, Plon, 2017, ♥♥