Notice #4

Composition

Jardine Libaire relève le défi de s’emparer d’un thème des plus ordinaires en littérature – un amour contrarié par les barrières sociales et triomphant (ou presque) – et d’en proposer une déclinaison moderne, au fil d’une plume imaginative, dure, sensuelle, crue. De celles qui traduisent les passions endiablées, les attachements torturés, mais aussi le respect de l’autre dans sa différence.

Indications

  • Une passion endiablée, moderne, sensuelle, vraie
  • Une réflexion subtile sur le monde des conventions, les barrières sociales, familiales, affectives…
  • Personnages dotés d’une réelle profondeur psychologique
  • Une histoire d’amour qui ne tombe pas dans l’écueil du romantisme mièvre ou de l’érotisme banal
  • Un style travaillé, un texte qu’on lâche difficilement

Contre-indications

  • Cru, parfois sulfureux (sans vulgarité)

Bilan

Pour (re)trouver foi en l’amour vrai, pour dépasser les conventions et autres préjugés.

Excipients

#amour #passion #sexe #société #culture #drogue #banlieue #famille #ville #préjugés #maladie mentale #mort #vie

Autres prescriptions

CarolivreBribes … et vous ?

Notice #3

Composition

Un thriller divertissant qui ne renouvelle pas les règles du genre, mais propose une vision intéressante – et originale ? – du thème de l’agoraphobie. Le tout sur un fond riche de références cinématographiques, probables clés d’interprétation du texte.

Indications

  • Un pavé qui se lit avec une grande facilité, des chapitres courts, un style efficace
  • Une réflexion sérieuse sur l’agoraphobie, ses causes et conséquences
  • Un personnage féminin touchant, à la psychologie poussée, notamment dans son travail de deuil

Contre-indications

  • Des ficelles peu originales
  • Des renversements prévisibles et une fin attendue
  • Un contexte culturel qui peut rebuter les non passionnés
  • Quelques longueurs

Bilan

Un texte qui sous la fiction n’en aborde pas moins des sujets aussi sérieux que l’agoraphobie (et son issue possible), le travail de deuil, la pédopsychiatrie

Excipients

#agoraphobie #deuil #enfant #famille #cinéma #film #alcoolisme #voyeurisme  #voisinage #solitude #adolescent #web

Autres prescriptions

Livr’envieConduite en état livresque, Léa Touch Book, Ju lit les MotsBribes … et vous ?

Libertés

Au cœur de l’Angleterre victorienne, en plein chantier de construction du bâtiment qui abritera l’Exposition universelle, Elizabeth Macneal déroule l’histoire d’Iris, jeune femme au tempérament frondeur qui, du même coup, quitte son emploi dans un petit magasin de poupées et, non sans déchirement, sa sœur jumelle Rose, pour vivre sa vie rêvée de modèle et d’artiste. Elle rejoint Louis, jeune peintre préraphaélite qui espère ardemment voir son tableau exposé en bonne place à la Royal Academy, décision qui marquerait la reconnaissance de son œuvre et plus globalement de sa confrérie. Entre séances de poses et autres leçons de dessin, Galatée ne manque pas de tomber amoureux de son Pygmalion. Et inversement. Un bonheur de courte durée : alors qu’Iris apprend que Louis a épouse et enfant, elle est également enlevée par Silas, trouble taxidermiste obsédé par la jeune femme à la légère difformité et son envie irrépressible d’en faire son trophée…


Avec La Fabrique de poupées, Elizabeth Macneal réalise un coup de maître. Tout en maintenant un suspense bienvenu au long du récit, l’auteur construit une intrigue à la fois sociale, historique et artistique, aussi documentée que passionnante.

L’auteur déploie sous les yeux du lecteur un Londres victorien moins coutumier, loin de l’atmosphère empesée et confortable des quartiers cossus ou petit-bourgeois. On y fréquente des bouges malfamés, des boutiques repoussantes de saleté, des rues peuplées de mendiants, de femmes perdues et d’enfants obligés de voler ou de ramasser des cadavres d’animaux pour survivre.

La vie d’artiste convoitée et courageusement adoptée par Iris, à défaut d’être luxueuse (surtout si elle n’est pas couronnée de succès) lui laisse néanmoins entrevoir un avenir fait d’indépendance. Iris brave les conventions d’une époque corsetée, pour revendiquer non seulement son émancipation artistique, mais aussi personnelle et amoureuse. Et c’est un portrait de femme d’une belle modernité qui se dessine au fil des pages.



Egalement ballotté d’ateliers de peintres en salons artistiques et jusqu’à la prestigieuse Exposition universelle de 1851, le lecteur d’Elizabeth MacNeal y entend parler de Dickens critique d’art, y croise Rosetti, Hunt et Millais et, mine de rien, en apprend beaucoup sur l’esthétisme préraphaélite et son inspiration médiévale, biblique, littéraire… Intelligent et captivant. Tout comme l’intrigue qui, au travers de l’obsession pathologique de Silas, interroge également les notions de folie, de désir, de possession et, une nouvelle fois, de liberté.

Challenge XIXe : une oeuvre sur la peinture

Folles années

1925. Dinard, sa vie balnéaire, ses casinos, sa végétation luxuriante et ses régates… Un cadre enchanteur et cosmopolite qu’affectionne Alice, qui, en quête de beauté et de modernité, décide de créer sa marque de papiers peints. Au cœur des Années folles, Alice ne doit-elle pas croire en sa bonne étoile ? Stimulée par diverses rencontres artistiques, de durables amitiés et de tumultueuses amours, elle forgera son destin dans un monde où se profileront bientôt des menaces. Dominant la mer, la villa Margarita sera son plus sûr refuge en cas de fortes tempêtes.
A travers les engagements et les choix d’Alice se révèlent le charme, la notoriété et les fastes de Dinard, perle de la côte d’Emeraude…


Elle avait été trop longtemps naïve en pensant que les sentiments avaient une part d'immuabilité. Rien n'était écrit dans une relation. A l'impondérable s'ajoutaient les tracas de toutes sortes qui créaient les malentendus, égaraient, détruisaient. Le contentement des uns faisait souvent le malheur des autres.

Lire Quai de la Perle, c’est la promesse…

… de s’abreuver des fastes d’une époque révolue, celle des années folles. D’arpenter avec délices – robe du soir et coupe de champagne à la main – casinos, salles de jeux, bals et autres hôtels de luxe avant que le krach de 1929 et la Deuxième Guerre Mondiale ne viennent, au grand regret du lecteur emporté, y mettre un terme tragique.

… de s’attacher au personnage d’Alice, persévérante femme de tête et de talent, en quête d’émancipation familiale, professionnelle et amoureuse.

… d’aimer avec passion, en toute liberté, sans concession ou presque.

… de découvrir, en compagnie de cette talentueuse dessinatrice, les arcanes de la création du papier peint. Et, avec elle, de chercher l’inspiration, d’évoluer dans les ateliers de fabrication, de s’affirmer face aux mâles décideurs.

… de s’évader le long des côtes de la belle Dinard, station balnéaire réputée pour ses superbes plages, d’écouter le bruit des vagues, d’en sentir les embruns, de s’y baigner avec bonheur, avant de prendre le thé en bonne compagnie dans le magnifique jardin d’une villa Margarita enchanteresse.

Merci aux éditions Presses de la Cité pour l’envoi spontané (et dédicacé !) de ce roman riche, documenté, à la narration soignée. 

Lecture en partenariat

C’est lundi, que lisez-vous ? #37

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine (en cours) ?

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Quand sort la recluse
Fred Vargas
J’ai lu, 2018

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?»

Que suis-je en train de lire ?

Rihoitausten_250

Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

Banghartgracefury_250Grace and Fury
Tracy Banghart
Hachette, 2018

Toute sa vie, Serina a été formée pour devenir Grâce : une femme choisie pour son élégance, sa beauté, et pour se tenir aux côtés du roi. Cette année, c’est le prince héritier, Malachi, qui va choisir sa compagne. Serina se rend donc dans la capitale de Viridia accompagnée par sa sœur, Nomi, qui deviendra sa servante. La première y voit l’opportunité de sauver sa famille de la pauvreté ; la seconde n’y reconnaît qu’un exemple de plus de l’oppression des femmes.
Contre toute attente, c’est Nomi qui est choisie pour devenir Grâce. Mais elle cache aussi un lourd secret : elle sait lire, une activité interdite aux femmes de ce pays. Lorsque les deux sœurs sont surprises en possession d’un ouvrage que Nomi a volé dans la bibliothèque royale, Serina se dénonce aussitôt comme coupable. Elle est alors envoyée sur le mont aux Ruines : une île devenue prison pour femmes.
Si elle veut survivre, Serina devra s’endurcir. De son côté, Nomi la rebelle devra faire semblant de se soumettre aux règles du palais afin de gagner l’influence nécessaire pour délivrer sa sœur.
C’est un livre, caché dans les affaires de Nomi, qui lui fait entrevoir la vérité. Et si Viridia avait autrefois été dirigée par des femmes ? Si la personne qui lui avait laissé le livre était un allié ?

Que vais-je lire ensuite ?

Kentvallée_250Dans la vallée
Hannah Kent
Presses de la Cité, 2018

« Certains êtres sont différents. Ils sont nés comme ça, sur le bord du monde. Ils savent voir ce que d’autres ne voient pas. Pour eux, les rivières ne coulent pas de la même façon. » Le temps semble s’être arrêté dans ce village du sud de l’Irlande égaré dans la vallée et battu par la famine. Nóra Leahy a perdu son mari et sa fille et se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, Nóra s’en souvient : quelques années plus tôt, Micheál marchait et commençait déjà à parler. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été changé, remplacé pendant la nuit par les fées qui auraient posé un démon dans le berceau ? Est-ce à lui que la vallée doit la malédiction qui la frappe ? Mary, la jeune servante que Nóra vient d’engager, se laisse impressionner par les commérages du village et les rapporte à sa maîtresse. Ensemble, les deux femmes se mettent en quête de la seule personne en mesure de sauver Micheál : une originale, qui vit seule dans la lande et parle le langage des plantes. Car, même si tout le monde s’en méfie, on sait que la vieille Nance Roche a le don. Qu’elle communique avec le peuple invisible. Et qu’il n’y a qu’elle pour faire revenir ceux qui ont été enlevés…

Bilan septembre 2018

Un bilan mi-figue, mi-raisin pour ce mois de septembre. Un abandon, une petite déception, mais un gros coup de cœur pour Julian Fellowes. Des romans que je chroniquerai bientôt, dès ma lecture de Passé imparfait terminée, en un billet dédié à l’auteur. Une fois n’est pas coutume !

♥♥♥♥♥

  • Meg Cabot, Le Carnet d’Allie (tome 1 : le déménagement), Audiolib, 2018 (chronique)
  • Julian Fellowes, Belgravia, 10/18, 2017, (quatrième)
  • Mick Kitson, Manuel de survie à l’usage des jeunes filles, Métailié, 2018 (quatrième)

♥♥♥♥

  • Flynn Berry, L’Assassin de ma sœur, Presses de la cité, 2018, (chronique)

♥♥♥

  • Marianne Power, Help me ! Comment le développement personnel n’a pas changé ma vie, Stock, 2018, (quatrième)

♥♥

  • James Barbier, Le Chef de rang désenchanté, Vérone, 2018 (quatrième)

  • Wednesday Martin, Les Primates de Park Avenue, Globe, 2017, (quatrième)

Bis repetita

Berryassassinsoeur_250Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs (quatrième de couverture).

Tout d’abord un grand merci aux éditions Presses de la cité qui me gâtent depuis plus d’un an. Pour ce thriller, aussitôt arrivé dans ma boîte aux lettres (samedi), il fut aussitôt lu ! Il faut dire que la couverture était une invitation ; le titre et la quatrième captivants. Au final, je reste néanmoins sur une impression mitigée. Un petit bilan s’impose…

Les plus

  • Le roman est bref et efficace, avec des chapitres courts qui vont droit au but.
  • Le style est captivant, sans fioriture, et fonctionne bien au vu du tempérament de Nora.
  • L’intrigue tient la route. L’idée de l’enquête menée par amour fraternel est bien trouvée. On s’intéresse à l’histoire des deux sœurs, à leur passé et à la force de leurs liens.
  • Le rebondissement final est satisfaisant.
  • Les lieux, la météo créent une atmosphère propice.

Les moins

  • L’analyse psychologique des personnages est un peu faible. Les motivations des protagonistes sont souvent à peine esquissées, surtout pour les personnages secondaires.
  • Nora m’a été d’emblée antipathique. Ses silences et réponses monosyllabiques répétitifs sont pesants et délaient artificiellement l’intrigue.
  • Même si le dénouement est inattendu, l’histoire est un peu trop prévisible. On se doute que c’est Nora qui mènera l’enquête à son but, on devine qu’elle sera suspectée en cours de route…
  • Le twist final est un peu abrupt, pas forcément très clair. Il y a également quelques incohérences dans le récit ; les intuitions de Nora manquent souvent de fond, de justification.

Bilan

Un thriller efficace et divertissant, qui se lit en quelques heures et trouvera probablement son public, sans être toutefois inoubliable.

Flynn Berry, L’Assassin de ma sœur, Presses de la cité, 2018, ♥♥♥

Profil PoudlardChallenge HP – 2e année – Expecto patronum (défense contre les forces du mal)
Le premier livre d’un auteur

C’est lundi, que lisez-vous ? #31

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Fellowesbelgravia_250Belgravia
Julian Fellowes
10/18, 2017

15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d’une famille d’intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l’évènement qui réunit la plus brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l’annonce d’une bataille imminente : Waterloo. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard se sont installés à Belgravia, bastion londonien de l’aristocratie. Mais un scandale passé menace leur insolente réussite…

Berryassassinsoeur_250L’Assassin de ma soeur
Flynn Berry
Presses de la cité, 2018

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Et j’ai écouté…

Cabotcarnetallie_250Le Carnet d’Allie (tome 1 : le déménagement)
Meg Cabot
Audiolib, 2018

Parce que ses parents ont décidé de déménager, Allie va devoir abandonner sa belle chambre rose, ses meilleures amies, son école, et tout ça pour quoi ? Pour une vieille maison délabrée, toute grise et grinçante. Sans parler de la nouvelle école qu’elle ne connaît pas ! Comment empêcher ce désastre ?
Pour se faciliter la vie, Allie invente des règles folles, qu’elle note précieusement dans son carnet. Règle n°1 : ne pas parler de déménagement à une enfant de neuf ans, sauf s’il s’agit d’Allie Punchie !

Que suis-je en train de lire ?

martinprimates_250Les Primates de Park Avenue
Wednesday Martin
Globe, 2017

Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar.
Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

Langnaheulbeuk_250Le Donjon de Naheulbeuk (Intégrale 1)
John Lang
J’ai lu, 2018

Il était une fois un barbare en quête d’action, un voleur ne reculant devant aucun larcin, une candide fée des bois, un nain revêche, une magicienne entretenant des rapports ambigus avec un ogre peu loquace et un ranger inexpérimenté.
Rien ne les prédestinait à se rencontrer, sinon une insatiable faim d’aventures et une prédisposition à l’échec critique !

Que vais-je lire ensuite ?

Kitsonmanuel_250Manuel de survie à l’usage des jeunes filles
Mick Kitson
Métailié, 2018

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.
Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

C’est lundi, que lisez-vous ? #23

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

1Ariane et Juliette
Hubert de Maximy
Presses de la cité, 2018

Ce jour de rentrée 1917, elle est arrivée seule à l’institution Sainte-Jeanne. A bientôt quinze ans, Juliette a dû quitter sa mère, son quartier minier de Saint-Etienne, pour poursuivre ses études. D’emblée, l’adolescente se sait différente de ces jeunes collégiennes « bien nées » qui se vouvoient, elle qui, il y a peu, travaillait dans la sueur, la poussière et le charbon au tri de la mine. Pourquoi a-t-elle été inscrite dans cet établissement prestigieux ? « Une chance », a dit sa mère, laconique. Ariane, en revanche, est heureuse à Sainte-Jeanne, malgré la mort récente de son père au front. Ce deuil, même si elle le mesure mal, va bouleverser sa vie et celle des siens. L’isolement de l’une, le deuil de l’autre, et la guerre, omniprésente. Au fil des mois, Juliette, l’écorchée vive, et Ariane, l’orpheline nantie, s’apprivoisent et se lient d’amitié. Au-delà de leurs différences, quel lien secret les unit ?

Et aussi…

BojanglesEn attendant Bojangles
Olivier Bourdeaut
Gallimard (Folio), 2017

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

Que suis-je en train de lire ?

9782367626901-001-TLa Disparition de Stephanie Mailer
Joël Dicker
Audiolib, 2018

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Que vais-je lire ensuite ?

Peyrinaile_250L’Aile des vierges
Laurence Peyrin
Calmann-Lévy, 2018

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ? Un extraordinaire portrait de femme libre.
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

Comme deux gouttes d’eau

« Un père, quel qu’il soit, laisse en chacun une empreinte indélébile. Chez elle, c’est une cicatrice. »

Saint-Etienne, 1917. Ariane et Juliette font leur rentrée dans la chic institution Sainte-Jeanne. Ce qui sépare l’insouciante fille de bourgeois et l’écorchée vive élevée par une mère trieuse à la mine favorisera leur amitié et leur quête. Car malgré leurs différences, un lien secret les unit (quatrième de couverture).

L’école d’antan et ses dérivés plus ou moins imaginaires – pensionnats, institutions et autres collèges – ont pour moi un charme désuet que je cherche avidement dans mes lectures (des suggestions ?). C’est Poudlard qui, plus que tout, a marqué ma lecture dHarry Potter. Je garde également un souvenir ému de L’Orange de Noël et des Demoiselles des Écoles de Michel Peyramaure. J’ai suivi avec passion la vocation d’Emilie Bordeleau dans Les Filles de Caleb d’Arlette Cousture ou encore dévoré la Soupe aux herbes sauvages d’Emilie Carles. Et j’en passe.

1La quatrième de couverture du roman d’Hubert de Maximy était donc une invitation que je ne pouvais refuser et je remercie chaleureusement les éditions Presses de la Cité qui m’ont permis de découvrir ce roman des plus attirants. Je commencerai néanmoins ma chronique sur un petit bémol (en vérité une fausse idée que je me suis faite !) : l’institution Sainte-Jeanne qui sert de toile de fond à ce récit y est finalement tout juste esquissée. Il y a bien quelques descriptions des lieux, des enseignants et des élèves, de ce qui se dit dans la cour de récréation ou se fait pendant les heures d’étude mais cela reste complètement secondaire.

Il s’agit donc moins d’un roman « d’école » comme je l’espérais que de l’histoire d’une amitié improbable, de secrets de famille qui se révèlent, de classes sociales qui se déchirent, d’amours malheureuses qui finissent bien. C’est tendre, doux, bienveillant, avec un secret que l’on devine aisément et une issue positive évidemment prévisible. Pour autant, rien qui n’empêche le lecteur de passer un très bon moment en compagnie de personnages – principaux et secondaires – réellement attachants et aux tempéraments affirmés. Des hommes infidèles, des bourgeois passéistes, des femmes de caractère et d’autres qui s’émancipent, des hommes qui s’illustrent par leur intelligence et leur bonté désintéressée. Ariane et Juliette c’est enfin un roman qui raconte l’enfer de la guerre 14-18 et le travail dans les mines de charbon stéphanoises. Un brin scolaire, un brin emprunté, mais jamais pesant et somme toute plutôt enrichissant. Une lecture divertissante que je recommande donc, malgré ces quelques réserves.

Hubert de Maximy, Ariane et Juliette, Presses de la cité, 2018, ♥♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #22

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

2

Sept ans de silence
Joann Chaney
Presses de la cité, 2018

Sept ans après la découverte, sous son garage, de trente-trois cadavres, Jacky Seever, ancien notable de Denver, patiente dans le couloir de la mort. Mais son nom refait la une des journaux lorsque trois femmes de son entourage sont retrouvées mortes, assassinées dans des conditions qui rappellent le modus operandi de Seever, jusque dans certains détails pourtant tenus à l’abri de la presse. L’ancien tandem de flics qui a coffré Seever se reforme en urgence, tandis que le journal local réengage la pétulante Sammie Peterson, pour couvrir l’enquête à laquelle elle avait donné un tour décisif. Malgré leurs souvenirs traumatiques, voilà ces trois-là plongés de force dans une affaire effroyable pas tout à fait inédite. Quant à Gloria, la fragile épouse de Seever, elle est à nouveau harcelée par la presse et la police…

Que suis-je en train de lire ?

1Ariane et Juliette
Hubert de Maximy
Presses de la cité, 2018

Ce jour de rentrée 1917, elle est arrivée seule à l’institution Sainte-Jeanne. A bientôt quinze ans, Juliette a dû quitter sa mère, son quartier minier de Saint-Etienne, pour poursuivre ses études. D’emblée, l’adolescente se sait différente de ces jeunes collégiennes « bien nées » qui se vouvoient, elle qui, il y a peu, travaillait dans la sueur, la poussière et le charbon au tri de la mine. Pourquoi a-t-elle été inscrite dans cet établissement prestigieux ? « Une chance », a dit sa mère, laconique. Ariane, en revanche, est heureuse à Sainte-Jeanne, malgré la mort récente de son père au front. Ce deuil, même si elle le mesure mal, va bouleverser sa vie et celle des siens. L’isolement de l’une, le deuil de l’autre, et la guerre, omniprésente. Au fil des mois, Juliette, l’écorchée vive, et Ariane, l’orpheline nantie, s’apprivoisent et se lient d’amitié. Au-delà de leurs différences, quel lien secret les unit ?

Que vais-je lire ensuite ?

1Une Femme entre nous
Greer Hendricks & Sarah Pekkanen
Sonatine, 2018

Le jour où vous découvrirez leur histoire veillez à n’être dérangé sous aucun prétexte. En lisant ce livre, vous allez faire beaucoup de suppositions. Vous allez croire que c’est l’histoire d’une femme jalouse, délaissée par son mari. Vous allez penser qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle. Vous allez vous dire que vous connaissez déjà toutes les facettes d’un tel triangle amoureux. Un conseil : laissez tomber toutes vos hypothèses. Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’espoir et le désespoir des femmes, l’usure du couple, l’amitié féminine, tout cela sous couvert d’une intrigue captivante et de personnages bouleversants. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, en cours d’adaptation cinématographique par la maison de production de Steven Spielberg, plus qu’un roman : un événement !

C’est lundi, que lisez-vous ? #21

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

1

Lumière noire
Lisa Gardner
Audiolib, 2018

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière… Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

Que suis-je en train de lire ?

2

Sept ans de silence
Joann Chaney
Presses de la cité, 2018

Sept ans après la découverte, sous son garage, de trente-trois cadavres, Jacky Seever, ancien notable de Denver, patiente dans le couloir de la mort. Mais son nom refait la une des journaux lorsque trois femmes de son entourage sont retrouvées mortes, assassinées dans des conditions qui rappellent le modus operandi de Seever, jusque dans certains détails pourtant tenus à l’abri de la presse. L’ancien tandem de flics qui a coffré Seever se reforme en urgence, tandis que le journal local réengage la pétulante Sammie Peterson, pour couvrir l’enquête à laquelle elle avait donné un tour décisif. Malgré leurs souvenirs traumatiques, voilà ces trois-là plongés de force dans une affaire effroyable pas tout à fait inédite. Quant à Gloria, la fragile épouse de Seever, elle est à nouveau harcelée par la presse et la police…

Que vais-je lire ensuite ?

1Une Femme entre nous
Greer Hendricks & Sarah Pekkanen
Sonatine, 2018

Le jour où vous découvrirez leur histoire veillez à n’être dérangé sous aucun prétexte. En lisant ce livre, vous allez faire beaucoup de suppositions. Vous allez croire que c’est l’histoire d’une femme jalouse, délaissée par son mari. Vous allez penser qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle. Vous allez vous dire que vous connaissez déjà toutes les facettes d’un tel triangle amoureux. Un conseil : laissez tomber toutes vos hypothèses. Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’espoir et le désespoir des femmes, l’usure du couple, l’amitié féminine, tout cela sous couvert d’une intrigue captivante et de personnages bouleversants. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, en cours d’adaptation cinématographique par la maison de production de Steven Spielberg, plus qu’un roman : un événement !

C’est lundi, que lisez-vous ? #20

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Eriksson_ileabsents

L’Île des absents
Caroline Eriksson
Presses de la cité, 2018

On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Que suis-je en train de lire ?

1

Lumière noire
Lisa Gardner
Audiolib, 2018

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière… Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

Et aussi…

2

Sept ans de silence
Joann Chaney
Presses de la cité, 2018

Sept ans après la découverte, sous son garage, de trente-trois cadavres, Jacky Seever, ancien notable de Denver, patiente dans le couloir de la mort. Mais son nom refait la une des journaux lorsque trois femmes de son entourage sont retrouvées mortes, assassinées dans des conditions qui rappellent le modus operandi de Seever, jusque dans certains détails pourtant tenus à l’abri de la presse. L’ancien tandem de flics qui a coffré Seever se reforme en urgence, tandis que le journal local réengage la pétulante Sammie Peterson, pour couvrir l’enquête à laquelle elle avait donné un tour décisif. Malgré leurs souvenirs traumatiques, voilà ces trois-là plongés de force dans une affaire effroyable pas tout à fait inédite. Quant à Gloria, la fragile épouse de Seever, elle est à nouveau harcelée par la presse et la police…

Que vais-je lire ensuite ?

Mansietberthaudvalsemouettes_250

La Valse des mouettes
Madeleine Mansiet-Berthaud
Presses de la cité, 2018

Une croyance populaire affirme que les mouettes sont l’âme des marins disparus en mer…
La jeune Gabrielle vit avec son père Denis, qui tient le café le Mascaret, à Meschers, village de pêcheurs de l’estuaire de la Gironde. Elle devient auxiliaire au phare de Cordouan, le « Versailles des mers », situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan. Même si le lieu ravive le souvenir de Léa, sa mère morte lors d’un naufrage dix ans plus tôt, elle s’y sent bien. Parfois, au-dessus de sa chambre, vient se percher une mouette à la gorge noire. Pour la jeune fille, c’est comme si cet oiseau des mers lui transmettait des messages de la disparue. Parmi les gardiens, il y a Alexis, de dix ans son aîné, dont elle tombe amoureuse. Quand la guerre est déclarée, Meschers se vide de sa jeunesse et Alexis disparaît sans plus donner de nouvelles… Sur la côte, les Allemands ordonnent la construction du mur de l’Atlantique, et l’extinction des feux de Cordouan.
Alors que les mesures contre les Juifs s’intensifient, Gabrielle s’étonne que son père Denis l’incite à rester au phare. Que craint-il donc pour elle ?
Drames, secrets, révélations sur sa mère et amours contrariées vont précipiter le destin de Gabrielle dans la tourmente et loin des siens…

Absences

« La peau me démange comme si j’étais sur le point de muer
pour redevenir celle que je suis en réalité […]« 

Eriksson_ileabsentsOn l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ? (quatrième de couverture)

Caroline Eriksson, psychologue de formation, nous entraîne dans les tréfonds d’une âme perturbée. Celle de Greta, qui part à la recherche d’Alex et Smilla, prétendument son compagnon et sa fille. Et tout aussi prétendument disparus lors d’une excursion sur un îlot, alors qu’elle les attendait sur le rivage. Dès le début des recherches qu’elle entame, on sent poindre troubles et incohérences. Greta hésite, s’éparpille et semble ne pas prendre la situation avec le sérieux qu’elle mérite. Un comportement qui – le lecteur n’en doute plus – corrobore la culpabilité de la jeune femme. Mais cette culpabilité, bien enfouie, n’est pas forcément celle que l’on pense et les twists successifs, qui font la richesse de ce roman captivant, ébranlent bientôt nos certitudes. Qui sont les victimes, qui sont les fautifs ? Greta est-elle aussi déséquilibrée qu’on le croit ?
Un thriller psychologique, bref et efficace, qui sonde avec talent les cicatrices psychiques de l’enfance, les effets pervers de la culpabilité et de l’emprise masculine.

Je remercie les éditions Presses de la Cité pour cet envoi spontané qui a fait mouche !

Caroline Eriksson, LÎle des absents, Presses de la Cité, 2018, ♥♥♥♥